‹ Jean Henri comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines ... et sa lutte pour la libertéChapitre 8 sur 58 · ÉDIT DE L^EMPEREUR · texte numérisé non relu

ÉDIT DE L^EMPEREUR

devieiidrait capable de s'opposer avec une énergie plus efficace à la corroplion générale qui ayait envahi FE** glise et l'État ; qae poar ce motif on ne mettait pas en doute que les évéques , les supérieurs d'ordres, religieux^, le clergé et tous les bons sujets en général ne saluassent avec reconnaissance le nouvel institut y et qu'ils ne contribuassent de tout leur zèle à son développement et à sa perfection.

Après cet édifiant préambule , suit, f e dispositif : I. Les élèves de théologie de toutes les provinces de Belgique , ainsi que tous ceux qui se destinent à un ordre religieux , devront entrer^ le 1^' novembre de cette année , soit au séminaire général de Louvain , soit au séminairo filial de Luxembourg , pour y être instruits, par des professeurs royaux, dans les sciences théologiques , avec une parfaite uniformité d'enseignemept et de mœurs. Celui qui n'aura pas suivi pendant cinq ans au moins les cours de Tun de ces deux établissements, ne pourra être promu au sacerdoce. Pour ce motif , les séminaires épiscopaux sont et demeurent pour toujours, supprimés, et convertis en presbytères, dans lesquels les étudiants du clergé sécuUer devront se retirer pendant quelque temps , après a^oir terminé leurs études théolqgiques, pour y être instruits, sous les yeux de leurs évéques respectifs , dans les cé« rémonies ecclésiastiques et les autres fonctions nécessaires à ceux qui ont charge d'âmes. Les jeunes gens qui se destinent à l'état religieux devront, s'ils veulent rester dans leur vocation, retourner au couvent auquel ils appartiennent. On ne pourra enseigner la théologie que dans ces deux établissements, et tout enseignement privé , soit théologique, soit philosophique, est et de-

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