‹ Jean Henri, comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines, primat de Belgique et sa lutte pour la liberté de l'église et pour les séminares épiscopaux sous l'empereur Joseph IIChapitre 39 sur 104 · DE BRABANT · texte numérisé non relu

DE BRABANT

jesté daigné ordonner la cessation entière dü séminaire général, et la réintégration des séminaires épiscojpaux. »

Ils ajoutènl à ces plaintes de justes réclamations au sujet des innovations ititrodüites dans la sainte discipline ecclésiastique au sujet du mariage.

«Quatrièmement et finalement , Sire, h disent-ils, « nous osons supplier Votre Majesté, avec autant de confiance que de soumission, ique Votre Majesté fasse rendre aux évôqucs la juridiction en matière spirituelle , surtout pour les cas de mariage.

« Ils ont joui de ce droit dans tous les siècles ; l’Église àssemblée au concile de Trente le leur assure d’uüé telle manière, qu’elle prononce anathèmè contre ceux qui le disputent ; l’histoiré du concile prouve que les Pères n’ignoraient pas dès lors, et qu’ils avaient pesé la distinction subtile entre le sacrement et le contrat

« Ce droit, cette juridiction, cette liberté de l’Église-, non-seulement sont assurés à celle de Brabant par la Joyeuse entrée , par les concordats les plus authentiques-, mais encore par le serment particulier prêté en votrè nom, Sire, au jour de l’inauguration de Votre Majesté, comme le vérifie la copie de l’acte de ce serment.

« Si les évêques , Sire , ont cru devoir faire à Votre Majesté de vives réclamations contre les dispositions de l’édit sùr les mariages; ce n’est pas la considération temporelle qui a guidé leur zèle, c’est l’intérêt des mœurs, celui du respect qui est dû au corps des pasteurs, aujourd’hui avili; c’est le bien, c’est l’avantage de la nation entière; c’est qu’on ne saurait trop augmenter le respect pour le sacrement de mariage.

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