‹ Jean II, roi de PortugalChapitre 46 sur 84 · ET MORT DE DON ALPHONSE · texte numérisé non relu

ET MORT DE DON ALPHONSE

nuel, duc de Béjà, en sa qualité de frère de la reine était le successeur naturellement désigné de Jean IL Celui-ci, <jue sa douleur même rapprochait de Georges de Lancastre, n'avait rien tant à cœur que de faire légitimer ce fils, dans le but. de lui établir des droits à l'héritage paternel.

Ce n'est point le lieu de traiter cette question, qui nous, occupera plus tard. Au jour dit, le service se fit avec un grand appareil de deuil. Les représentants du roi de Castille étaient Henri Henriquez, comte d'Alva, l'évêque de Cordoue et le prieur de Notre-Dame de Guadalupe; ils avaient, en outre, mission de ramener dona Isabelle dans sa famille, comme cela avait été stipulé dans le contrat de mariage.

Tous les hauts personnages de la cour de Portugal, le roi en tête, reçurent les condoléances de la noblesse et du peuple, que le fatal événement avait également attristés. Le duc de Béjà, qui aimait don Alphonse comme un frère et un compagnon d'enfance, se faisait surtout remarquer par son profond abattement; il eût volontiers sacrifié ses droits au pouvoir pour la conservation d'un prince dont il appréciait les belles qualités. Et tandis que tous les regards se tournaient vers lui en sa qualité de futur souverain, il versait des larmes sincères.

L'oraison funèbre de l'infant fut prononcée par un religieux de l'ordre de Saint-François, qui fit pleurer tous les assistants au récit des vertus et de la mort tragique d'un jeune homme appelé aux plus bautes destinées. Sur la pierre sépulcrale, on grava ensuite une épitaphe composée par Cataldo, professeur de belleslettres à l'université de Lisbonne.

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JEAN II

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