LE ROT DE PORTUGAL REFUSE D'ENTRER
monarque portugais ne perdait point de vue le bonheur de ses sujets; et, quand il consacrait ses veilles à l'étude des problèmes qui devaient l'amener à des découvertes capables de relever la gloire de sa nation, iL entrait pleinement dans les desseins les plus chers d'un peuple désireux de s'étendre et de porter au loin la renommée de ses armes.
Cependant, à mon sens, Fexactitude à s'acquitter nonseulement de ses propre^ engagements, mais même de ceux de ses prédécesseurs, dut faire plus d'impression encore sur l'âme de ceux qui vivaient au temps de l'intègre souverain, que la découverte du cap de Bonne- Espérance et de la route des Indes orientales.
21X1 V. — LE ROI DE PORTUGAL REFUSE DENTREU DANS UNE LIGUE CONTRE LA FRANCE.
Malgré toute son énergie, Jean II ne pouvait se dissimuler le mal qui le minait sourdement; il se rendit à Viana d'Àlvito, à seize kilomètres d'Evora, pour respirer un air plus pur, et là il éprouva quelque soulagement. Le roi de Castille, très au courant de l'état de santé de son voisin, ne demeurait pas inactif. Dans le but de soutenir les droits du duc de Béjà, il fit, sans rien dire, échelonner des troupes sur les confins de l'Estramadure, et se tint prêt à tout événement.
De plus, pour savoir exactement ce qui se passait en Portugal, il y envoya, en qualité d'ambassadeur ordinaire, don Alphonse de Silva, dont l'habileté politique était parfaitement connue. Il s'agissait, d'une part, de sonder le roi Jean au sujet de ses- intentions à l'égard de Georges- de Lancastre, et de l'autre, de le faire entrer