‹ Jean II, roi de PortugalChapitre 68 sur 84 · XXVI. — DERNIÈRE MALADIE ET TESTAMENT DU ROI · texte numérisé non relu

XXVI. — DERNIÈRE MALADIE ET TESTAMENT DU ROI

Monchique, petite ville de deux mille sept cents habitants, est située au pied de la Sierra ou chaîne de montagne de même nom, à vingt-trois kilomètres de Lagos, port devenu célèbre par le combat naval qui eut lieu, le 18 août 1759, entre le bailli de Suffren, commandant la flotte française, et l'amiral anglais Boscaven. La source minérale mtft dans un vallon assez retiré, à une lieue environ de la mer; ses propriétés médicales lui ont acquis une grande réputation.

Avant de se mettre en route, le roi, qui ne se dissimulait point la gravité de son état, voulut régler les affaires de sa conscience. D fit donc appeler le Père Jean de La Puebla, son confesseur, et, après l'humble aveu de ses fautes, il reçut avec une dévotion touchante le sacrement de l'Eucharistie.

C'est en vain que les médecins le pressaient départir; un point important le retenait encore. Jean II, qui avait montré pendant sa vie un esprit d'ordre si admirable en toutes choses, ne voulait point être surpris par la mort sans avoir fait un testament en règle. Au sujet de la rédaction de cet acte définitif, il existe deux versions, que je me ferai un devoir de rapporter.

Selon Reisende, attaché à la personne du roi, mais écrivain peu judicieux, les dernières volontés du monarque furent écrites de la main du confesseur qui, simple religieux franciscain, s'était acquis une grande renommée de verlu en refusant à plusieurs reprises les hon-

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