‹ Jean-Jacques RousseauChapitre 10 sur 64 · AUX PRISES AVEC LES RÉALITÉS DE LA VIE · texte numérisé non relu

AUX PRISES AVEC LES RÉALITÉS DE LA VIE

Le préceptorat de Jean-Jacques à Lyon ne fut pas de longue durée. Accueilli dans une famille honorable avec la plus entière bienveillance, il ne sut conserver ni la confiance, ni même la considération de ses hôtes. Il eut des emportements injustifiés avec ses élèves, fit mine de s'éprendre de leur mère, revint à ses habitudes de laquais fripon en dérobant du vin blanc pour le boire en cachette et se fit donner son congé après quelques mois. Il retourna donc une quatrième fois vers M^^^ de Warens, mais s'y heurta sans délai aux difficultés de tout genre qui l'avaient conduit à s'éloigner d'elle : — présence de Wintzenried, démêlés avec les exploiteurs industriels de la baronne, dénuement de son intérieur. Au début décrété 1742 — et non pas dès l'automne de 1741 comme l'indiquent les Confessions et comme on l'avait cru longtemps sur sa foi, — il retourna chercher fortune à Paris. Pour assurer sa subsistance dans la capitale française, il comptait sur un système de notation musicale au moyen de chiffres qu'il avait, peu auparavant, inventé.

LE ROMANESQUE

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