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CHAPITRE VII

Rousseau à Bieime et en Anileterre, retour en France, yle errante.

Sollicité par quelques amis, Jean-Jacques s'arrêta à Bienne, on lui avait dit qu'il y serait reçu avec empressement, il s'e'tait flatté d'y trouver le calme dont il avait besoin^, mais dès les premiers jours il put voir que les habitants n'étaient pas très empressés et que petit à petit ils s'apprêtaient à lui rendre le séjour dans l'Etat de Bienne aussi agréable que celui de Motiers. Les choses allèrent même si loin qu'un bienveillant bernois lui offrit un asile chez lui, hors de ville^ afin qu'il put éviter d'y être lapidé.

L'avantage ne parut pas assez évident à Rousseau, il se prépare à abréger sou séjour chez ce peuple hospUalier.

Pendant ce temps la ville était partagée en partisans et adversaires, le lendemain du départ de Jean- Jacques les seconds l'avaient emporté et on devait lui signifier d'avoir à sortir immédiatement de la ville et de l'Etat.

Plus heureux que Rousseau, un aventurier dangereux, le sieur Joseph Basalmo, eut le privilège de pro-

voquer l'enthousiasme des Biennois. Nous voulons parler de cet individu qui se donnait le nom de comte de Cagliostro, qui parcourut le monde entier et sut s'attirer la sympathie publique au point de former de véritables partis admirateurs de ses hauts faits de fantasmagorie, La chronique parle même encore aujourd'hui des Cagliosiraner. Cet habile charlatan, fondateur de la maçonnerie égypiieibne, excita l'admiration des Biennois, Jean-Jacques, l'apôtre de la raison, faillit se faire lapider chez eux, Tun fut acclamé à son départ, l'autre honni et conspué.*)

On comprend qu'aucune créature humaine, à moins qu'elle n'ait été douée de la bienfaisante faculté de l'oubli, n'aurait supporté tant de tracas et de persécutions, sans en avoir l'humeur altérée.

Les historiens et les critiques ont dit : « Rousseau n'était point un scélérat, c'était un aliéné, ou pour parler plus exactement, c'était un monomane. » Et ils ajoutent: « toute sa vie et même au temps de sa jeunesse, l'infortuné avait montré une fatale disposition à s'alarmer, à se créer des fantômes. »

A vrai dire, on né sait si on doit s'arrêter à cette sing'ulière peinture du caractère de Rousseau. Gomment voici un homme dont on brûle les œuvres et dont on saisit les biens à Paris et à Genève, qu'on expulse d'Yverdon, de l'île de St-Pierre et de Bienne, qu'on menace du fusil à Motier^ où on le lapide. Voici un écrivain dont la presse du monde entier demande l'ar-

*) E. Schiller dans le « Jura bernois » dit avec raison : « Bien que Kousseau ait été méconnu à Bieune et ailleurs, les œuvres de son génie n'en subsistent pas moins, tandis que ses persécuteurs sont oubliés. »

restation, et on reinarriue benoîtoiuent qu'il est atteint d'une fatale disposition « à s'alarmer, à se créer des fantômes. »

On ajoute que l'âge, la vie solitaire et les souffrances physiques transformèrent ces dispositions en une vraie aliénation mentale. Ce qui nous e'tonne vraiment, c'est la sérénité' d'àme, la patience et la douceur dont fait preuve dans les moments les plus difficiles par ses actes et écrits, celui qui croyait un moment à un retour de la société à de meilleurs sentiments.

Api es avoir tant souffert des hommes, on comprend qu'il ne les ait pas aimés sans les distinguer eu bons et méchants. Un de ses manuscrits de la Nouvelle Beioïse porte la préface suivante ajoutée après coup : *)

« Allez bonnes gens avec qui j'aimais tant à vivre, et qui m'avez souvent consolé des outrages des méchants, allez au loin chercher vos semblables; fuyez les villes, ce n'est pas là que vous les trouverez. Allez dans d'humbles retraites amuser quelque couple d'époux fidèles, dont l'union se resserre aux charmes de la vôtre ; quelque homme simple et sensible qui sache aimer votre état; quelque solitaire ennuyé du monde, qui, blâmant vos erreurs et vos fautes, se dise pourtant avec attendrissement : « Ah ! voilà les âmes qu'il fallait à la mienne. »

Hume le philosophe et historien écossais commençait à être connu sur le continent, ses travaux avaient fixé l'attention publique, son Histoire de l'Angleterre lui avait valu la renommée et quand eu 1761 il vint en France, il y rencontra chez tout ce que le grand

*) C'est celui qui se trouve à la bibliothèque de la chambre des députés à Paris.

siècle coiiiptait do geuies et d"hoiïimes supei-iour;^, Taccueil le plus flatteiu" et le plus diir^tingué. Le philosophe ang-lais se lia d'amitié avec Rousseau et c'est de lui que ce ilernier reçut à Strasbourg- une lettre, i'eng-ageaut à passer en Angleterre.

Rousseau se proposait alors de se rendre à Berlin, la lettre de Hume renversa son plan, il avisa Thérèse de ce changement d'itlnéraii'o, il traversa de nouveau la France en passant par Paris, où le prince de Conti lui donna l'hospitalité.

Les esprits s'étaient calmés, néanmoins Jean-Jacques accepte l'asile qui lui était offert à Woolton dans une paisible maison de campagne. Malheureusement le caractère des Anglais ne prlaisait pas au philosophe genevois, de plus il ne connaissait pas leur langue, et une liaison si bien commencée aboutit au bout de quelques mois au plus triste dénouement. L'humeur morose et chagrine de Rousseau, ses soupçons inquiets, et cette hypocondi'ie qui attrista les douze dernières années de sa vie amenèrent une rupture éclatante, à la suite de laquelle Hume, pour se justifier des injustes reproches de Jean-Jacques, eut le tort impardonnable de trahir le secret de sa correspondance privée avec lui, et de fah'e ainsi connaître les services qu'il lui avait rendus.

Rousseau ne vit plus dans son ancien ami qu'un persécuteur et un traître, il iiiit l'Angleterre, et Hume écrivait à ses amis en France : « Rousseau est un scélérat!» Et cependant le pauvre persécuté y allait de bonne foi, il s'imagina aisément avoir été attiré en Angleterre par ses ennemis et contradicteurs par Grimm, Voltaire, Tronchin, d'Alembert et surtout par le duc de Choiseul, il refusa avec hauteur la pension du roi d'Angleterre.

Rentré en France le 22 Mai 1767, il séjourne à Amiens, puis dans le château du prince de Conti près de Gisors ; il erre d'asile en asile, sans pouvoir se fixer nulle part, on peut dire qu'il va de \ille en ville, Lyon, Grenoble, Gharabéry, Bourgoin. Gomme à Lausanne en 1732, il cbange de nom et se fait appeler Renou, enfin il consacre par une déclaration solennelle son union avec Thérèse Levasseur, mais au lieu de la faire sous son véritable nom, il persiste à se servir du nouveau. La pauvre Thérèse errait avec lui, réunissant les bagag-es, elle suivait cet homme qui ne trouvait plus de tranquillité nulle part.

Pendant près de quatre années, il cherche en vain un asile et il rentre à Paris en Juillet 1770, malg^ré l'arrêt du Parlement qui menaçait sa liberté, apportant avec lui ses Confessions, ouvrage destiné à le justifier devant les hommes des crimes et délits que ceuxci lui ont reprochés. L'autorité ne l'Inquiéta point, Rousseau serait mort à la peine, on le laissa se répanrlre dans le monde, et c'est alors qu'il donna plusieurs lectures de ses Confessions, dans divers salons de Paris. Il allait même livrer ce volume à la publicité, lorsque la police, avec laquelle il avait eu si souvent maille à partir, en défendit la lecture et la publication. Les rigueurs de l'autorité étaient cette fois-ci fort excusables, la plupart des personnages dont il est question dans cet ouvrage vivaient encore, Mme d'Epinay fut fort alarmée, et c'est elle qui fit avec succès les démarches voulues auprès de l'autorité.

A l'âge de 60 ans, c'est-à-dire en 1772, l'auteur (ÏEmile avait terminé un vrai travail sur la constitution de la Corse. Le petit peuple de cette île luttait depuis longtemps pour sa liberté, et il l'aurait obtenue

sans riniervention armée de la France, qui dut envoyer en 1771 des forces imposantes pour pacifier Ule. Dès lors, la constitution, à laquelle avait travaillé Jean-Jacques, devenait inutile ; néanmoins, elle lui valut la notoriété, puisqu'on 1772, sur la prière du prince Wielhorski, il prépare un travail remarquable: « Considérations sur le gouvernement de Pologne ». La critique n'a pas épargné Rousseau dans ce domaine-là, au commencement de notre siècle, on le traitait encore de « fabricant de constitutions indéchiffrables ».

Pendant près de 3 ans, il vécut à Paris, oublié à moitié, dans son petit appartement de la rue Platrière, entouré de ses livres et de ses collections, recevant toujours beaucoup de visites, en rendant peu, faisant quelques apparitions dans les salons de la capitale. Les journaux du temps parlent du grand succès qu'eut en. 1773 à la Comédie française son mélodrame « Pygmalion » . Il écrivait encore « Rousseau juge de Jean- Jacques », étranges dialogues, cpii forment encore une pièce à ajouter au dossier du procès, le second est un descriptif, plein de réminiscences poétiques, un tableau doux et charmant, dans lequel l'auteur se comptait à oublier dans les souvenirs du bonheur passé, les heures ingrates du présent.

C'est à Bernardin de St-Pierre que nous devons le plus charmant récit de la vie intérieure de Rousseau, réinstallé à Paris. L'illustre voyageur devait se sentir attiré par cet homme extraordinaire, qui avait voué comme lui un culte à la nature*), et dont la jeunesse était si semblable à la sienne.

*) En passage avec son père à Rouen, celui-ci faisait voir à l'enfant les hautes flèches de la cathédrale. Eh bien, Henri,

» Au mois (le Juin 1772 », écrit-il, « un ami, m'ayant propose de me mener chez Jean-Jacques Rousseau, il me conduisit dans une maison, rue Platrière, à peu près vis-à-vis de l'hôtel des postes; nous montâmes au quatrième e'tag-e. Nous frappâmes, et Mme Rousseau vint nous ouvrir la porte. Elle nous dit: «Entrez, Messieurs, vous allez trouver mon mari.» Nous traversâmes une fort petite antichambre, où des ustensiles de ménage étaient proprement arrangés; de là nous entrâmes dans une chambre, où Jean-Jacques Rousseau était assis en redingote et en bonnet blanc, occupé à copier de la musique. Il se leva diui . air riant, nous présenta des chaises et se remit au travail, en se livrant toutefois à la conversation.

« Il était maigre et d'une taille moyenne. Une de ses épaules paraissait un peu plus élevée que l'autre, soit que ce fut l'effet de l'attitude qu'il prenait dans son travail, ou de l'âge qui l'avait voûté, car il avait alors soixante ans. D'ailleurs il était fort bien proportionné. Il avait le teint brun, quelques couleurs aux pommettes des joues, la bouche belle, le nez très bien fait, le front haut et élevé, les yeux pleins de feu. Les traits obliques qui tombent des narines vers les extrémités de la bouche, et qui caractérisent la physionomie, exprimaient dans la sienne une grande sensibilité, et quelque chose même de douloureux. On remarquait dans son visage trois ou quatre caractères de la mé-

que peuses-tu de cela? L'enfant tout occupé de suivre de l'œil les hirondelles, s'écria: «Mon Dieu! qu'elles volent haut ! . Tout le monde se mit à rire, et le jeune homme admira plus le vol d'un moucheron , que les flèches de Notre-Dame, puisqu'il eut la constance de distinguer et de décrire en trois semaines, 37 espèces de mouches venant se poser sur un fraisier.

laucolie, par l'enfoucemeat des yeux et par Taffaissemeut des sourcils ; de la tristesse profonde par les rides du front ; une gaîté très vive, même un peu caustique, par mille petits plis aux angles extérieurs des yeux, dont les orbites disparaissaient quand il riait. Toutes les passions se peignaient successivement sui* son visage, suivant que les sujets de la conversation affectaient son âme; mais, dans une situation calme, sa figure conservait une empreinte de toutes ces affections et offrait à Ja fois, je ne sais quoi d'aimable, de fin, de touchant, de digue, de pitié et de respect.

« Près de lui était une épinette, sur laquelle il essayait de temps en temps des airs. Deux petits lits de cotonnade rayée de bleu et de blanc, comme la tentm'e de sa chambre; une commode, une table et quelques chaises faisaient tout son mobilier. Aux murs étaient attachés un plan de la forêt et du parc de Montmorency, où il avait demeuré, et une estampe du roi d'Angleterre, son ancien bienfaiteur.

*Sa femme était assise, occupée à coudre du linge; un serin chantait dans sa cage suspendue au plafond; des moineaux venaient manger du pain sur les fenêtres ouvertes du côté de la rue, et sur celle de l'antichambre on voyait des caisses et des pots remplis de plantes telles qu'il plaît à la nature de les semer. Il y avait dans l'ensemble du petit ménage un air de propreté, de paix et de simplicité qui faisait plaisir.

« Il me parla de ses voyages ; ensuite la conversation roula sui' les nouvelles du temps; après quoi il nous lut une lettre manuscrite en réponse à M. le marquis de Mirabeau, qui l'avait interpellé dans une discussion politique; il le suppliait de ne pas le rengager dans les tracasseries de la littérature.

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« Je lui parlai de ses ouvrag-es et je lui dis ce que j'en aimais le plus, c'était le devin du village et le troisième volume de Y Emile. H me }»arut charmé de mes sentiments, cest aussi, me dit-il^ ce que j'aime le mieux avoir fait; mes ennemis ont beau dire, ils ne feront jamais un devin du village Il nous montra une collection de graines de toutes espèces, il les avait arrangées dans une multitude de petites boîtes. Je ne pus m'empècher de lui dire que je n'avais jamais vu personne qui eut ramassé une si grande quantité de graines et qui eût si peu de terre. Cet idée le fit rire.

« A quelques jours de là il vint me rendre visite ; il était en perruque ronde bien frisée, portant un chapeau sous le bras, et en habit complet de nankin. Il tenait une petite canne à la main, tout son extérieur était modeste mais propre, comme on le dit de celui de Socrate. Je lui offris une pièce de coco-marin avec son fruit pour augmenter sa collection de g:raines, et il me fît le plaisir de l'accepter.

« Gomme je le reconduisis à travers les Tuileries, il sentit l'odeur du café. Voici, me dit-il^ un parfum que j'aime beaucoup : quand on en brûle dans mon escalier, j'ai des voisins qui ferment leur porte, et moi f ouvre la mienne. Vous prenez donc du café, lui dis-je, puisque vous en aimez l'odeur. Oui, me répondit-il, c'est presque tout ce que j'aime des choses de luxe; les glaces et le café'.

« J'avais apporté une balle de café de l'île de Bourbon, et j'en avais fait quelques paquets que je distribuais à mes amis. Je lui en envoyai un le lendemain, avec un billet où je lui mandai, que sachant son goût pour les graines étrangères, je le priais d'accepter celles-là. Il me répondit par un billet fort poli, où il

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me remercia de mou attention. Mais le jour suivant, j'en reçus un autre d'un ton bien diffe'rent. En voici la copie : « Hier, Monsieur, j'avais du monde chez moi qui m'a empêché d'examiner ce que contenait le paquet que vous m'avez envoyé. A peine nous nous connaissons et vous débutez par des cadeaux : c'est rendre notre société trop inégale : ma fortune ne me permet point d'en faire. Choisissez de reprendre votre café ou de ne plus nous voir. Agréez, mes très humbles salutations. J.-J. Rousseau. »

Je lui répondis, qu'ayant été dans le pays où croissait le café, la qualité et la quantité de ce présent le rendait de peu d'importance ; qu'au reste je lui laissais le choix de l'alternative qu'il m'avait donnée. Cette petite altercation se termina aux conditions que j'accepterais de sa part, une racine de g-inseng et un ouvrage sur l'ichthyologie, qu'on lui avait envoyé de Montpellier. Il m'invita à dîner pour le lendemain. Je me rendis chez lui à onze heures du matin. Nous conversâmes jusqu'à midi et demi. Alors sou épouse mit la nappe. Il prit une bouteille de vin, et en la posant sur la table, il me demanda, si nous en aurions assez, et si j'aimais à boire.

Combien sommes-nous? lui dis-je. Trois: vous, ma femme et moi. Quand je bois du vin, lui répondis-je^ et que je suis seul, j'en bois bien une demi-bouteille, et j'en bois un peu plus quand je suis avec des amis. Cela étant, reprit-il, nous n'en aurons pas assez ; il faut que je descende à la cave.

Il en apporta une seconde bouteille.

Sa femme servit deux plats : un de petits pâtés et un autre qui était couvert. Il me dit, en me montrant le premier : voici votre plat et Vautre c'est le

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mien. Je mange peu de pâtisserie, lui dis-je, mais j'espère bien goûter du vôtre. Oh! me dit-il, ils nous sont communs tous deux ; mais bien des yens ne se soucient pas de celui-là: c'est un meta suisse; un potpourri de lard, de mouton, de légumes et de châtaignes. Il se trouva excellent. Ces deux plats furent relevés par des tranches de bœuf en salade, ensuite par des biscuits et du fromag-e ; après quoi sa femme servit le café.

t Pendant le repas nous parlâmes des Indes, des Grecs et des Romains. Après le dîner, il fut me chercher quelques manuscrits. Il me lut une contimiation (ïEmile, quelques lettres sur la botanique, et des morceaux charmants, traduits du Tasse. Comptez-vous donner ces écrits au public ? Oh ! Dieu m'en garde ! dit-il, je le.s ai fait j)onr mon plaisir, pour causer le soir avec ma femme.

« Oh ! oui. que cela est touchant ! reprit Mme Rousseau ; cette pauvre Sophrouie ! j'ai bien pleuré quand mon mari m'a lu cet endroit-là. Eufln, elle m'avertit qu'il était 9 heures du soir ; j'avais passé dix hem'es de suite comme un instant. > *)

La mélancolie de Jean-Jacques augmentait de jour eu jiiur, il était des moments où, tout entier absorbé dans ses souvenirs, il oubliait ses folles terreurs, mais son jual reprenant le dessus, il voyait des ennemis partout, et cependant, infatigable travailleur, il continuait sou labeur incessant, grossissant chaque jour l'énorme trésor de pensées qu'il allait laisser derrière lui, œuvres, pensées et réflections dont on a dit avec raison : « Il faut les lire , puis les relii*e et les relire encore. »

*; Oeuvres de Bernardin de St-Pierre.

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