‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 11 sur 251 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

des idées qu'il aime le témoignage éloquent et inattendu d'un philosophe du dix-huitième siècle aussi illustre que Jean-Jacques Rousseau, il atténue les oppositions et se le concilie le plus qu'il est possible ; il le fait sien*

Il y avait beaucoup à faire. Quand on se demande ce que Rousseau était dans son fond même, on estime qu'à le définir d'un mot il était un homme de sentiment. La raison analyse l'homme, et, en l'analysant, méconnaît tel ou tel élément réel, en sorte qu'il n'y en a pas un seul qui à ce procédé n'hait péri, et l'homme tout entier ; le sentiment résiste : ni analyse ni sophisme ne l'entament; il jaillit ; il sort de tout Vêtre et du fond de l'être, comme le cri ; il est la nature, il est la vie* Le dix-huitième siècle avait singulièrement abusé de l'analyse : idées, instincts éternels, avaient été méconnus, et l'homme , cette grande chose, était réduit à bien peu ; le sentiment le retrouva. L'honneur en revient à J.-J. Rousseau. Contre la corruption sensuelle et la galanterie, qui est l'esprit en amour, il relève la passion, et contre la passion le devoir; il apprend aux femmes à être mères ; il rétablit le principe de l'éducation, qui est de faire des hommes, le principe de la politique, qui fonde la société sur le contrat, il ranime le gentiment religieui^ et chrétiep • ep dehors da

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