‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 117 sur 251 · Co)?/e,ç.s/o??s, livre IX · texte numérisé non relu

Co)?/e,ç.s/o??s, livre IX

Ici encore il y a deux récits de la scène : celui de Rousseau et celui de madairie d'Kpiiiay. Citons-en d'abord les traits principaux. Le lecteur verra aisément quel est des deux récits le plus vraisemblable. Selon Uousseau, dans cette explication qu'il craignait tant, il en fut quitte pour la peur, a A son abord, dit-il, madame d'Épinay lui sauta au cou en fondant en larmes. Cet accueil inattendu et de la part d'une ancienne amie l'émut extrêmement. Il pleura beaucoup aussi. Je lui dis quelques mots qui n'avaient pas grand sens ; elle m'en dit quelques-uns qui en avaient encore moins, et tout finit là... Mon air embarrassé, continue Rousseau, devait lui donner du courage ; cependant elle ne risqua point l'aventure : il n'y eut pas plus d'explication après le souper qu'avant. Il n'y en eut pas plus le lendemain... Puisqu'elle était seule offensée, au moins dans la forme, il me parut que ce n'était pas à moi de chercher un éclaircissement qu'elle ne cherchait pas elle-même ; et je m'en retournai comme j'étais venu^. » Quel lecteur, en lisant ce récit artificieux, ne serait tenté de croire que madame d'Épinay, étant coupable, n'ose pas s'expliquer avec Rousseau ? Qui ne prendrait son silence pour l'embarras que laisse une faute? Qui surtout ne prendrait ses pleurs pour un aveu? Quant à ceux de Rousseau, c'est pure émotion et faiblesse de cœur ; ils ne témoignent pas contre lui. Voyons maintenant le récit de madame d'Épinay: « Rousseau est arrivé Faprès-dîner ; nous étions tous à la promenade. Voyant qu'il ne pouvait me parler, il me demanda

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