‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 122 sur 251 · Mémoires, année · texte numérisé non relu

Mémoires, année

JEAN-JACOURS ROUSSEAU.

la pitié el de rindifférence. Avec ces sentiments des deux côtés, la rupture ne pouvait pas beaucoup tarder; mais celte rupture avec madame d'Kpinay devait être accompagnée de la rupture que lit llousseau avec Grimm et avec Diderot^ avec tous ses anciens amis. C'est cette rupture maintenant que je dois raconter : je le ferai le plus brièvement que je pourrai. Si pourtant je me laisse aller malgré moi à quelque détail^, voici mon excuse. La rupture do Rousseau et de Diderot fut un événement à Paris, et pendant quelque temps cette rupture fut Tunique entretien de la société. Cliamfort nous apprend que M. le duc de Gastries en témoignait un jour son étonnement: « Mon Dieu! disait-il, partout où je vais, je n'entends parler que de ce Rousseau et de ce Diderot! Gonçoit-on cela? Des gens de rien, des gens qui n'ont pas de maison, qui sont logés à un troisième étage! En vérité, on ne peut pas se faire à ces choses-là. »

Il est donc important, pour bien comprendre le dix-huitième siècle, d'étudier ces choses-là.

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