‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 169 sur 251 · Emile, livre i, p. 28 et · texte numérisé non relu

Emile, livre i, p. 28 et

JEAN-JACQUES lUJUSSEAU.

traité d'oducation qu'on ait jamais tait ^ » La AV/ywblique de Platon est en effet le type le plus expressif et le plus curieux de ce dépouillement de l'homme au profit de FÉtat, qui ôte à l'homme le moi qu'il tient de Dieu, sous prétexte aussi de lui en donner un meilleur des mains de l'autorité publique. Singulière inconséquence dans Rousseau qui, ne pouvant pas avoir ce qu'il préfère, c'est-à-dire point de société ni d'éducation du tout, veut la société la plus despotique et Téducation la plus impérieuse qu'on puisse imaginer, qui, forcé de renoncer à l'état sauvage, aboutit à l'état le plus social, se dédommage d'un excès par un autre, et se console de la liberté des forêts qui lui est refusée par la servitude d'un vrai couvent politique I

La République de Platon ayant ainsi fasciné Rousseau, il est bon de jeter un coup d'œil sur cet ouvrage singulier que Rousseau a souvent pris pour modèle et pour inspiration dans Y Emile et dans le Contrat social.

Rousseau aimait beaucoup Tantiquité, mais il la connaissait mal; il avait l'idée de sa grandeur; il n'avait pas l'idée de son organisation intérieure, et il était disposé à croire ((ue les philosophes, et Platon

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