‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 171 sur 251 · Livre IV, p. 205, flalon, trad. Cousin, t. IX · texte numérisé non relu

Livre IV, p. 205, flalon, trad. Cousin, t. IX

par la gymnastique et Fâme par la musique ^ afin d'arriver à la plus belle œuvre qu'il soit donné à Fhomme de produire, à savoir la beauté de Fâme unie à la beauté du corps :

Gratior et pulchro veniens in corpore virtus.

Quoi! tout cela avec la gymnastique et avec la musique, qui nous semblent aujourd'hui des arts de second ordre? — Oui, mais comprenons bien ce que Platon entend par la gymnastique et par la musique. La gymnastique est l'hygiène, grande science dans les États, grande sagesse dans les hommes. Ne croyez pas qu'il s'agisse ici de l'athlétique ou de Fart de former et d'exercer des athlètes, science toute différente, dont Platon ne parait pas faire grand cas, non plus que des gens qu'elle est destinée h former. La force des athlètes était une force tout artificielle et propre à certains exercices; c'était la force de nos faiseurs de tours et de nos danseurs de corde. Platon veut « une gymnastique simple et dégagée, )> qui serve à la santé, non à la parade et à la curiosité.

Si la gymnastique, comme l'entend Platon, est Fhygiène, la musique est la littérature, y compris la musique elle-même, car la musique, dit Platon, comprend les discours et les fables, c'est-à-dire Féloquence, Fhistoire et la poésie ^ La musique ainsi entendue, beaucoup de choses s'expliquent qui

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