‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 176 sur 251 · Psaume XXXVI, vers · texte numérisé non relu

Psaume XXXVI, vers

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dans la société où ils vivent à toutes dignités auxquelles ils aspirent, qu'ils font à leur choix des alliances pour eux et pour leurs enfants... Mais tous ces résultats ne sont rien ni pour le nombre ni pour la grandeur, en comparaison des biens et des njaux réservés dans l'autre vie à la vertu et au vice ^ )> Ainsi pendant la vie Thonneur et môme les dignités publiques, outre les joies de la conscience, et après la vie la jouissance du bonheur que Dieu réserve à la vertu : voilà, selon Platon, le sort du juste sur la terre et dans le ciel ; voilà ce que l'homme gagne à se conformer à l'éducation sévère et laborieuse que prescrit Platon. Vertueux sur la terre, l'homme sera heureux dans le ciel, car Platon et tous ceux qui exhortent l'homme à bien faire ne bornent pas à ce monde les récompenses de la vertu. xXous consentons à vivre honnêtement pour vivre éternellement. P-ropter hoc discitur bene vivere^ dit saint Augustin, ut perveniatur ad semper vivere. Les biens du monde, quand même ils seraient sûrs, ne suffisent pas à l'encouragement delà vertu; il y faut les biens du ciel, quand même ils seraient incertains. Ce qui plaît surtout d'ailleurs à l'homme dans Tespoir du bonheur céleste, c'est que ce bonheur perpétue sa personne dans réternité. Faites qu'au lieu de vivre avec la qualité, qu'il a reçue de Dieu et que Dieu a luimême, d'être une personne distincte, l'homme ne vive plus que comme une partie ou un atome de je ne sais quelle âme immense et confuse, soit celle de l'humanité, soit celle du monde : le désir de l'éier-

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