Ambroise Paré, in-4, p
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(le cette loi précieuse de la nature, avancer que les mères sont obligées par la loi naturelle et par la religion de nourrir leurs entants, quand elles n'ont point d'incommodités réelles qui les en empêchent, c'est s afficher pour un homme extraordinaire et ridicule, c'est avancer un paradoxe inhumain qui ne tend qu'à prolonger l'ennui, les peines et les douleurs qui les ont déjà si cruellement tourmentées pendant leur grossesse^ » On voit que nous sommes tout près des idées de Rousseau et tout près aussi de son ton bourru et impérieux contre les femmes du monde, non que je veuille dire par toutes ces citations que Rousseau, pour conseiller aux femmes de nourrir leurs enfants, ait eu besoin d'en emprunter le précepte à Plutarque, à Scévole de Sainte-Marthe, à Ambroise Paré ou à son contemporain Dessesartz. Cependant le médecin Dessesartz, dans la préface de la seconde édition de son ouvrage publiée en 1799, nous révèle une circonstance singulière : « Piron, dit-il, ayant eu connaissance du plan d'éducation que Jean-Jacques Rousseau s'était tracé pour son Émile et qui ne commençait qu'au moment où celuici sortait des mains de sa nourrice, exhorta le philosophe à faire remonter ses conseils jusqu'à l'instant où l'enfant sortait du sein de la mère. Rousseau s'excusa sur ce que les soins qu'exigeait le nouveau-né regardaient plutôt les médecins, les accoucheurs et les sages-femmes que les philosophes, et sur ce qu'il ne s'en était jamais occupé. L'auteur de la Mé-