‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 31 sur 251 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

à cause de leur difficulté, ne comportent pas un nombreux auditoire et qu'on présentera les autres par les côtés les plus accessibles. Par exemple, l'astronomie a difTérentes profondeurs : on ne fait pas* de conférences sur la mécanique céleste, on peut en faire sur la cosmographie et qui ne sont pas, loin de là, du temps perdu. D'ailleurs, une certaine nature de sujets, les sujets de littérature et de morale, sont accessibles à tous les hommes cultivés el même aux hommes simplement intelligents. Aussi M. Saint-Marc Girardin ne crut pas déroger en répétant aux conférences de la salle Barthélémy une de ses leçons de la Sorbonne sur La Fontaine; elle était très-instructive et excellente à la Sorbonne, elle fut très-instructive et excellente à la salle Barthélémy; toute la différence était qu'il y avait ici quelques miUiers d'auditeurs de plus, et le bon sens et l'esprit firent encore plus d'effet sur ce grand pubUc si éveillé. Pour ne parler que des morts, est-ce que M. Cochin croyait seulement amuser quand il racontait à cette même foule , avec une si simple éloquence , la vie et les vertus d'Abraham Lincoln? Nous laissons à chacun de mettre sous ce nom de conférences le nom d'hommes qui l'ont enseigné et charmé, qui ont entretenu en lui le goût des choses littéraires, fortifié en lui l'idée d'un devoir, ranimé, quand elle lan-

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