‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 55 sur 251 · Lettre h Madame de Créqui, 9 octobre 1751. j · texte numérisé non relu

Lettre h Madame de Créqui, 9 octobre 1751. j

et qu'il s'écrie :(( Eh! madame, est-ce un si grand mal de mourir ? Hélas I c'en est souvent un bien plus grand de vivre ^; tantôt ce sont des brusqueries et des impolitesses, comme lorsqu'il gourmande madame de Créqui, qui lui a envoyé quatre poulardes; enfin la correspondance avec madame de Gréqui se termine par un trait de brutale défiance, comme se terminaient en général les amitiés de Rousseau^.

A mesure que nous avancerons dans l'examen de la vie et des ouvrages de Jean-Jacques Rousseau, nous trouverons des dévotes de Rousseau plus ferventes, plus passionnées^ plus persévérantes que madame de Gréqui ; j'ai cependant voulu en dire un mot, d'abord parce qu'elle fut la première^ et de plus parce que son histoire montre comment Rousseau s'attirait ses dévotes et comment il les traitait-

Disons aussi quelques mots des personnages du monde ou de la littérature avec lesquels Rousseau est alors en relations. Nous ne parlons pas de ceux qui sont mêlés aux aventures de sa vie, comme Gri mm et Diderot ; nous voulons parler seulement de ceux avec lesquels Rousseau entretenait à ce moment quelques rapports d'amitié, et qui ont eu sur son génie croissant plus d'influence peut-être qu'on ne le pense. A ce sujet, je veux revenir un instant sur un homme qui accueillit Rousseau lorsqu'il arriva à Paris en 1741, sur le père Gastel. Rousseau lui était adressé comme musicien ; mais le père Gastel était un

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