‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 8 sur 251 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

chapitres où M. Saint-Marc Girardin a raconté ces démêlés sont des chefs-d'œuvre d'observation morale et de peintm^e de la société du temps.

De même pom^ les grands ouvrages de Rousseau, une fois la part faite aux paradoxes, aux déclamations, M. Saint-Marc Girardin nous laisse sur une impression favorable. On sait que ces paradoxes ne rétonnent pas, qu'il les réduit presque toujours à être la préface de lieux communs, qu'il recherche et découvre avec sagacité ; il en reste pmirtant, qu'il réfute avec toute la force de son bon sens. On lira cette polémique; et, comme il ne se contente pas de convaincre Terreur, mais qu'il tient à montrer la vérité, quand il reprend ces questions pour son compte, toutes celles que soulèvent la Lettre sur les spectacles^ la Nouvelle Héloïse^ VÉmile^ il y apphque la raison la plu§ ferme et la plus délicate. Ce sujet des spectacles, de leur innocence ou de leur danger, il le présente sous tous ses divers aspects, il le manie avec une merveilleuse adresse et conclut discrètement, en homme qui connaît la nature humaine. Il a parlé de la femme, de son rôle dans la famille et dans le monde avec un respect ému. Quoi de plus juste et de plus fin que ceci : c( La femme a été créée pour appartenir à un maître qu'elle possède. » Ce qu'il a écrit sur l'éducation, il y a mis l'expérience de toute

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