‹ Jean le cocher drame en 5 actes, precede d'un prologue en 2 tableauxChapitre 29 sur 65 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, HENRI.

HENRI , s'inr/t'uanf. Monsieur lo comlo, veuillez recevoir inrs hommages.

le comtk. Quel est, monsieur, lebuldo votre visitu?

iik.nri. Vous n’ignorez pas, monsieur lo comte, que j’aspiro a devenir l’époux du mademoiselle Jeanno, votre belle-fille. J'ai eu l'honneur de vous adresser u ce sujet deux lettrés d'Italie, qui, h mon grand regret, sunl restées sans réponse.

le comte. Ce qui voulait dire, monsieur, que je n'accueillais pas votre demande.

itENRi. Je l'ai craint, monsieur... mais continu mon seul bonheur on ce monde dépend do co mariage, j'ai voulu venir vous solliciter, vous supplier.

le comte. Je trouve su moins étrange, monsieur, quo vous ayez pris la liberté de venir m’interroger, quand tout devait vous convaincre h l’avance d’un refus, et que jo déclare ici immuable et formel.

morel, à part. Voilà qui est clair,

HENRI, quittant le ton suppliant. C'est que j'y viens, monsieur lo comte, porteur d’un message qui sera peut-être de naturek changer vos déterminations.

le comte, se lecant. L'n message?

henri, acre douceur. Mau avant quu j’emploie un moyen que jo repousse... jo vous en conjure, monsieur, souffrez que je m’explique.

lk comte. Vous venez, dites-vous, porteur d’un message... qu»Tust-il? donnez.

henri. Nun. monsieur le comto... Je dotcux user d’aucune influence.

lb comte. J’attends ce message.

henri. Do-grâce, monsieur, écoutcz-moi d'abord.

le comte, impérieusement. Ce message, monsieur... ou je me retire.

hp.xiu, le lui donnant. Puisque tous le routa, le voici.

le comte, U prend brusquement ; mouvement S Henri. Je suis curieux de savoir qui ose se vanter de pouvoir influer sur mes volontés.

morel, à part. Et moi aussi.

le comte, lisant avec indifférence. « Monsieur le comte, madame la comtesse d’Arezzo a promis la main de sa fille au colonel Roger. Lu colonel est ûls d’un de mes compagnons d’armes, j’approuve ce mariage., et serai heureux designer au contrat. Napoléon. (Froissant la lettre arec colère. ) L’empereur 1 MOREL, à pari. C’est une partio perdue.

LB comte, ému. Les désirs de l’empereur sont des ordres., pour moi... mais c'est., une volonté qu’on m'impose, un consentement qu’on m’arrache., et je dois vous avouer, monsieur, que surpris ainsi, j’aurai besoin de quelques jours., pour me préparer.

Henri. Nous attendrons, monsieur, et pendant ce temps vous apprendrez à me reconnaître ; bientôt peut-être devrai-je à votre liberté d’action ce qu’aujourd’hui je ne dois qu’à l’intervention de l’eniporour... et nous oublierons ce message dont je ne me fusse jamais servi, monsieur, si votre pénible accueil ne m’y avait forcé... Mais jo veux sortir d’ici sans voir madame la comtesse et en emportant le secret de ce qui s’est passé... et j’en sors heureux parco quo. j’espère que ce qui commence par la rontrainio finira par l’amitié. (H tend la main au Comte.)

le comte, anéanti. J’en doute... Adieu, monsieur. (Il refuse de lui donner la main.)

iicnri, après unmourcment. Non, pasadi^u, monsieur le comte; mais au revoir. (// sort.)

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