MOREL
henri introduit le Comte et Morel. Entm, messieurs; madame la comtesse voua attend.
le comte, entrant. Colonel, j’ai pris ta liberté de nie faire accompagner par mon ami, monsieur Morel, qui, ainsi quo vous en juger"?, pourra nous ôtre utile.
henri, d Morel. Soyez le bienvenu, monsieur.
morbl. Colonel... c’est me faire bfUooap d’honneur.
le comte. Ma bello -fille n’est pas arrivée’ la roMTESSR. EU* ne tardera pas.
henri. Monsieur lo comte, maJamo la comtesse m’a rempli la cœur de joie en m’annonçant vus bonnes dispositions h notre égard...
le comte. Quelques bruits ont déjà circule sur l'opposition que je mettais à ce mariage, et pour le» faire tomber il faut, je lo pense, on presser la confusion. Il es^donc nécessaire d'entamer les discussions d’intérôl; c’est à Cette occasion quo j’ai amené monsieur Morel qui apporteun relevédemeseomptesdetutelî*. .
morel, montrant les papiers. Le voici !...
henri. Pour moi, messieurs, ma fortune est au grand jour. L'empereur Napoléon voulant récompenser le pire dans la personne du fil*, m’a douno des furéts situées eu Pu’Uiont; il faut y ajouter lé traitement do mon grade et
la propriété d’une petite maison de plaisance
quejo viens «Tacheter, depnisquejesuis h Paris.
morel. Colonel, ainsi que le prouvo lo contrat de mariage de monsieur le comte d’Arezzo, la fortune do mademoiselle Jeanne était, a l'epoque où il en a pris la gestion, d'une valeur de douze cent mille livres. Si les spéculations tentées par monsieur le comte avaient toujours été heureuses, cetto fortune jurait i double depuis douze ans, mais eilo n'a pro- 1 russe que dans une proportion que vous serez même de connaître et ua^précier, «ji examinant les comptes que je lions a votre disposition.
iienri. se levant. Dès ce soir, jo chargerai mon notairo de cet examen et do la rédaction du contrat do mariage... {// prend le» comptes et les met dans un meuôle.) Mais, il me semble entendre marcher dans la pièco voisine.
la comtesse, m levant . Cest ma ülte, sans doute... Benoit parait. Le Comte et Morel te lèvent.)