‹ Jean Lorrain: Un Second Oratoire Chroniques RetrouvéesChapitre 13 sur 41 · DO PU CR ET TE DES · texte numérisé non relu

DO PU CR ET TE DES

Le dernier des portraits littéraires de L'Oratoire : Mademoiselle Salamandre, qui fut en réalité écrit le premier de tous, ne vise pas le moins du monde à intriguer la curiosité des lecteurs, car, dès les premières phrases du dialogue liminaire, nous trouvons :

— …Æt elle s'appelle Rachilde ?

— Nom de guerre, son véritable nom est Marguerile Aimery.

Suit une étude plus psychologique que littéraire sur l'écrivain qui devait, comme Cerny, décevoir le chroniqueur : « Puisque la Salamandre s’est quelque peu, je ne dirai pas brûlée, mais empétrée dans le bourbier du ridicule (1). »

B. — Chroniques.

Si nous trouvons dans L’Oratoire onze portraits d’un véritable intérêt littéraire, nous n'y trouvons que deux chroniques d’égale portée : Du Respect des morts (2) et Eros Basileus (3). Trois autres, d’une vive actualité en leur temps, sont infiniment moins intéressantes pour le lecteur actuel. Ce sont De Castitate (4), De Vanitate (5), Sic transit gloria.… (6).

De Castitate, c’est un dialogue mondain commandé par cette première question : « Doria, dois-je prendre un amant ? » et tendant, en quatre pages, à résoudre cette grave question. De tous les articles constituant Dans l’Oratoire, c’est à coup sûr le moins intéressant.

De Vanitate parut à L’Evénement le 30 juin 1887, sous le titre de Madame Parleydhondemoi. Lorrain, sous ce titre suggestif, y dénonce « cette vanité hystérique, ce démoniaque enragement de publicité et de réclame dont semble être possédée, depuis quelque temps, une partie de la bourgeoisie parisienne, toule une société remuante, envahissante, enfiévrée, et troublante et troublée, plus avide d’insertions et de citations que n'importe quelle petite acteuse de province, que n'importe quel chanteur mondain de chansonnettes ou quel comédien de salon afjolé (7) ».

Dans Sic transit gloria mundi, paru à L’Evénement du 23 février 1887, sous le titre de Neuilly, le chroniqueur se lamente sur la décadence de la foire de Neuilly et notamment sur la désaffection du public pour ces baraques de lutteurs, d’où lui-même tira deux nouvelles, La femme à Wilhem (8) el Les Forains (9)

(1) Dans l’Oratoire, p. 215.

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