‹ Jean Lorrain: Un Second Oratoire Chroniques RetrouvéesChapitre 5 sur 41 · EU · texte numérisé non relu

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est du début de juin, puisque Lorrain y annonce son retour pour le lendemain du Grand Prix et que le premier article du chroniqueur, à la suite de cette crise, est du 10 juin. Antérieure au 10 juin et signée d'un lundi, elle est du 6 juin 1887.

La lettre XI est de 1887. Lorrain y fait allusion à sa chronique : Le Mois des autographes, parue le 2 août 1887. Elle est antérieure au 31 juillet et postérieure au 24, puisque Lorrain y parle du dimanche prochain 31 juillet. A l'intérieur de cette dernière semaine de juillet, il est impossible de la situer avec plus de précision.

La lettre XII, datée par Lorrain du 27 août, est de 1887, puisque Lorrain y parle de sa chronique Logis de Poète, parue le 25 août 1887.

La lettre XIII, datée de Fécamp 1° septembre, est de 1887. Lorrain y réclame une réponse à sa demande de fin août 1887, touchant son roman Les Pelures.

La lettre XIV est simplement datée vendredi soir. Or elle débute par cette phrase : « Recevrez demain Bruscambille à sept heures du soir au journal. J'ai attaqué Zola et ses étonnantes pétarades des feuilletons de celte semaine, etc. » Or la Crépitomanie, ainsi annoncée, a paru le 8 août 1887. La lettre est du vendredi 5 août 1887.

La lettre XV est datée par Lorrain du 9 septembre 1887. La lettre X VI est datée par Lorrain de septembre 1887. Elle est postérieure au 5 septembre, puisque Lorrain y fait allusion à la chronique De la Pudeur, parue ce jour. Elle est antérieure au 14, puisque la lettre XVII, datée de ce jour, fait allusion aux demandes d'argent de la lettre X VI. D'autre part, écrivant : « Aucune réponse à mes lettres, aucune aux télégrammes.….» Lorrain fait allusion à toute une correspondance se placant entre la lettre XVI et le 14 septembre. On peut conclure que cette lettre est des tout premiers jours de septembre.

Aucune. indication ne permet de dater la lettre XVII. Chapoutot la place avant la lettre XVIII du 14 septembre. Elle nous paraît postérieure : Lorrain y réclame certains romans à paraître bientôt et dans la lettre XIX, il les réclame de nouveau : « Sans nouvelles de vous ni pour La Terre, etc. »

Cette lettre XIX étant datée par Lorrain du 26 septembre, la lettre X VII serait de la période 14-26 septembre 1887. Toutes les autres lettres que Chapoutot classe en 1887, sont datées, sauf la lettre XXI : la lettre X, du 18 octobre ; la lettre XXII, du 7 décembre; la lettre X XITI, du 19 décembre, et la lettre XXIV, du 26 décembre. Cette lettre X XI est postérieure au 19 novembre, puisque Lorrain y déclare qu'il est libéré de la période de service militaire qu’il fit, du 7 au 19 novembre inclus, aux chasseurs à cheval de Rouen. Elle est antérieure au 28, puisqu'il y fait allusion à son article A Saint-Lazare, paru à cette date. D'autre part, elle porte : « Ce samedi ». Or, entre le 19 ef le 28 novembre 1887, il n'y a qu'un samedi : le 25. La lettre est du 25 novembre 1887.

Quant aux lettres que Chapoutot classe en 1888, la lettre XXV est

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évidemment de janvier. Lorrain s’y plaint de quelque disgrâce. En effet, en janvier 1888, deux chroniques de lui seulement parurent à L'Evénement. Elle est postérieure au 6 janvier, puisque la dernière chronique de Lorrain portait cette date. Elle est antérieure au 16, puisque, à cette date, Lorrain écrit pour se plaindre de n'avoir pas eu de réponse. Or elle fut écrite un dimanche entre le 6 et le 16 janvier 1888. IL est facile de s'assurer que les deux dimanches, tombant entre ces deux dates, furent le 8 et le 15. Donc la lettre XX V est du 8 janvier 1888. La lettre XX VI est datée du 16 janvier 1888.

La lettre XX VII est de fin janvier. Jean Lorrain est encore en cette disgrâce qui semble finie avec l’article du 4 février. Elle est donc postérieure au 16 janvier et antérieure au 1°* février, puisque la lettre XX VIII adressée à Mme Magnier, « en l'absence du Seigneur », el demandant s’il peut envoyer un Bruscambille paru le 4 février et au plus tôt le 2 février. Or, comme elle fut écrite un samedi, elle date du 21 au 28 janvier. La date la plus probable est le 28. En effet, le lundi 16, Lorrain annonçait qu’il rentrerait à la fin de la semaine et celle lettre XX VII commence par ces mots : « Foudroyé mercredi soir, je commence à peine à renaître de mes cendres (1). » Le mercredi de l’orage, le premier après le retour de Lorrain, était le 25 janvier. Cette lettre est donc du 28 janvier.

La lettre XXIX, datée par Lorrain « lundi », ne saurait être située avec la même précision, mais elle annonce une chronique sur le japonisme au théâtre et la pièce de Mme Gautier (2). Cette chronique a paru le 30 mars. La lettre, signée du lundi, est vraisemblablement du 26 mars. De la même façon, peut-on dater la lettre XX X. Elle porte de la main de Magnier : « Avril 1888 ». Elle annonce la chronique Royales Idylles, qui a paru le 12. Comme elle porte de la main de Lorrain « mardi », il est probable qu’elle a paru le mardi 10 avril. La lettre X X XI porte de la main de Jean Lorrain « vendredi » el de celle de Magnier « 16 avril 1888 ». De là, à la dater du vendredi 16 avril 1888, ü n'y a qu’un pas. Le malheur est qu’en 1888, le 16 avril est un lundi. Il n’est de vendredi que les 6, 13, 20 et 27 avril. Cette lettre fait allusion à un article paru le 9 : Mœurs foraines. Il est donc du 6 et Magnier, écrivant le 16, avait simplement commis une erreur de date que l'éditeur aurait dû rectifier.

La lettre XX XII, datée seulement « mercredi », révèle sa date complète en une seule phrase : « Ma chronique sur Madame Gautier et sa pièce ne vous est-elle pas parvenue que je ne l’ai pas vue aujourd’hui ? » Or, Lorrain annonçait l'envoi de cette chronique le 26 mars (lettre XX1X) et celle chronique a paru le 30 mars. Le seul mercredi entre ces deux dates est le 28 mars et {elle est la vraie date de cette lettre. De mars aussi, la lettre XX XIII est du 31 mars, puisque Lorrain y écrit : « Pour la

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chronique d'aujourd'hui, jamais je ne vous l'aurais proposée sans l'actualité du Samedi saint » (1). Cette chronique est celle que Lorrain annonçait dans la lettre XX XII du 26 mars sur les Pénitents mondains.

La lettre XX XIV, datée par Jean Lorrain « mardi », est du 3 avril, puisqu'elle annonce une chronique pour le 7, sous le titre Le Clou de la Semaine, ef que le seul mardi avant le 7 est le 3. Impossible d’ailleurs de la dater du 27, puisque Lorrain y fait allusion aux événements de la semaine de Pâques qui tombait le 1°* avril en 1888.

Un peu plus dificile à dater est la lettre XX X V. Elle porte la simple mention « dimanche ». Mais Lorrain est à Fécamp, il attend «le mot d'ordre lundi matin. Avec une idée de chronique quelconque, j'y attacherai, dit-il, n'importe quelle actualité pour le Bruscambille de vendredi ; la fête du Trône avec une satire des fêtes et de Boulanger... » (2). Cette chronique parut le jeudi 19 avril. A Fécamp, Lorrain, écrivant le dimanche 15 avril, n'aurait pu recevoir une réponse assez tôt pour écrire et envoyer sa chronique du 19. Il avait donc écrit cette lettre le dimanche 8 avril.

La lettre XXX VI est datée du 9 juin 1888, mais la lettre XX XVII ne porte aucune indication, pas même de jour. On peut la dater pourtant. La lettre du 9 juin annonçait le retour de Lorrain pour le 10 juin. La lettre XXX VII porte que ses afjaires l’ont fait prolonger son séjour jusqu'à « hier mardi ». Il a donc écrit cette lettre un mercredi. Il ne saurait s’agir que du mercredi 11 juin, puisque la lettre XXX VIII, datée du mercredi 18 juin, indique que Lorrain est à Paris.

Rien de plus facile que de dater la lettre XL, puisqu'elle porte la mention « samedi soir » et qu’elle annonce la première de Baïisers pour le lundi suivant. Ce lundi était le 14 mai, la lettre est du 12. La lettre XLI est datée par Magnier du 8 juillet 1888. La lettre XLII mérite une mention à part. Ses allusions à l’article Public de premières et Les Respectacles la classent entre le 7 et le 21 novembre, mais en 1889. Chapoutot la situe, on ne saurait deviner pourquoi, en juillet 1888. La lettre XLIII, datée d’un vendredi, entre le 11 : « Je vous envoie ci-joint le compte rendu détaillé du sinistre du 11 courant » et le 14 juillet : « En me commandant ma chronique sur Baudry, vous avez certainement oublié que mon Bruscambille tombait le samedi 14 juillet... » (3), est certainement du 13 juillet.

La lettre XLIV est datée par Lorrain 9 août 1888.

La lettre XL V, sans mention de jour ni de date, annonçant la chronique Baudry, classée en août par Chapoutot, doit être de fin juillet. Nous n'avons de ce fait aucune preuve précise. Mais une chronique, commandée

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