LA FRONDE
en réserve, afin de pouvoir s'en servir au besoin. Il était venu ensuite à Saint-Germain où il avait été présenté au roi et lui avait déclaré qu'il pouvait compter sur ses troupes et sur lui. Ni sa visite, ni ses promesses n'empêchèrent la signature de l'humiliant traité de Saint-Germain.
La présence de troupes dans le voisinage de Paris étant devenue inutile par suite de ce traité, Erlach ramena son corps d'armée en Allemagne, etses soldats éprouvèrent au retour, de la part du clergé, de la noblesse et des couvents, les mêmes difficultés qu'à l'aller. Parties le 26 octobre, ses troupes arrivèrent à Brisach le 8 ou le 9 novembre 1648.
La reine, rentrée à Paris avec le jeune roi, n'y resta pas longtemps. De nouveaux démêlés ayant surgi avec le Parlement, elle quitta Paris avec son fils . La guerre civile recommença et le duc de Bouillon, frère aîné de Turenne, poussé par Retz, coadjuteur de l'évêché de Paris, se mit du côté du Parlement et des Frondeurs. L^Espagne, comme au temps de la Ligue, offrait ses services.
J.-L. d'Erlach. 10
JEAIT-LOUIS D'ERLACU
■mère commençait à craiodre pour sort de Charles I^', et elle refusait it plus d'énergie de renvoyer Mazaittribuait au renvoi de StraSbrd la iJu roi d'Angleterre. Condé, encore a d'abord Paris pour l'obliger à se lUte de vivres, puis battit les révoloton (9 février i649). Peu après, it faisait la paix avec la Cour à lars 1649).
deurs Toulaient encore résister; ils sur Turenne. Le maréchal, gagné re, le duc de Bouillon, avait, en assé le parti des révoltés; mais, sa trahison, le roi avait ordonné à anvier 1649) de le faire arrêter et B commandement de l'armée d'Ailegouverneur de Brisach semblait i occasion favorable, quand il apprit er, par le major Manteuffel, que aùt déjà fait passer son armée sur la du Rhin. Un'y avait plus à hésiter; ât aussitôt à tous les colonels pour et' leur serment et il fut écouté.