‹ Jean-Louis d'ErlachChapitre 22 sur 30 · TUREHHE PASSE A LA FRONDE · texte numérisé non relu

TUREHHE PASSE A LA FRONDE

L'armée demeura fidèle au roi ; Erlr~' le commandement et Turenne, aban ses troupes, s'enfuit en Hollande auj cousin, le prince d'Oraoge. On i l'armée avait été gagnée par l'arg warth et de Millet ; il paraît certain que si elle demeura fidèle, on le do ment à l'ascendant d'Erlach.

Les Frondeurs, quand ils apprirent que Turenne avait été abandonn»

troupes, furent atterrés et renoncer battre. On voit par là quel immen Erlach avait rendu au roi. Ce fui efîet, que la France dut de ne pas su vention armée de l'étranger. Cèpe plus qu'après la victoire de Lens tint le bâtOQ de maréchal. Il fut nommé gouverneur de Philippsboui et Mayence, et commandant de l'ai mande à la place de Turenne.

Le duc de Bouillon, Relz, les géi avaient pris part à la révolte, obligé cer à la lutte, s'empressèrent de nég la Cour. Turenne, retiré à Heilbroni

L'ARMÉE D'ALLEUAGNE

solde qui leur élait due; elles im vivres ; et la noblesse, le clergé Strasbourg, Bâte, Montbéliard, réi roi dans les biens qui leur avaient pendant la guerre, refusaient d fournir.

Erlach ne pouvant pas les paye; mettre fin à leurs ravages, demanda a se retirer en Suisse. Il aimait mie service de la France que de demeu d'une armée dont on lui reprochail qui, elle-même, lui attribuerait sa guerre, d'ailleurs, étant terminée gne, beaucoup de soldats désiraien Ils n'avaient pris du service que jui de la guerre et pensaient que, la pa tablie, le traité de Brisach ne 1 plus. En tout cas, si la France voul der à son service, elle devait coi eux, et Erlach était de cet avis, i traité.

Mais on lui devait douze mois d elle refusait de marcher si elle payée. Le roi se trouvant dans ui

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financière difficile, l'armée consentit à faire des concessions. De même que jadis avec Tarmée weimarienne, on prépara un traité, et Erlach, tout en refusant de le négocier directement lui-même, aida à le conclure. Ghoisy représentait le gouvernement français. On prit pour base le traité de Brisach du 9 octobre i639, et le nouveau fut signé à Ribemont le 26 mai 1649. Les troupes s^engageaient, moyennant le payement de sept mois et demi de la solde arriérée, au lieu de douze, à servir fidèlement le roi partout où il voudrait.

Ce ne fut pas sans de grandes difficultés qu'Erlach put réorganiser Tarmée allemande.

Les partisans de Turenne le desservaient, et la duchesse de Bouillon ne lui pardonnait pas d'avoir enlevé à son beau-frère son armée. Les anciens officiers français, entre autres le maréchal de camp du Passage, demeuraient attachés à Turenne leur ancien chef, et les nouveaux apportaient dans les camps le mauvais esprit de la Fronde. Le traité de Ribemont n'avait pas mis fin non plus aux ravages de Far mée allemande. Le commissaire du roi,

KETOUR D'ERLÂCU A BRISi

Ghoisy, fut même un jour maltr ou dix cavaliers. Ou n'avait pas d payer la solde ' ; des querelles propos de la valeur des moanaie malités de comptabilité auxquelle n'éiaient pas habitués. L'arge également pour équiper Tarmée, n'avaient pas de souliers, les caH' pas de chevaux.

Au milieu de tous ces emba était tombé malade à Saint-Queuti 11 avait la fièvre tierce, la colique, 11 espérait cependant pouvoir ( manderlui-même l'armée et la m nemi. Sa maladie s' étant aggravé il dut se retirer le 28 juin et, laiss.

mandement à Ehm, l'un desancit des Weimariens, il arriva à 8 juillet 1649 ; il n'en devait plus

< La profonde misère dans laquelle se venait en grande partie de la Fronde et d avaient obligé le roi à diminuer les ita empêché d'empi-unter, parce qu'il ne davail rendre complice des uaurier*. Si Turennt son armée à la Fronde, il aurait rendu le incapable de pajer la solde. (Gonzenb&CB,

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