‹ Jean-Louis d'ErlachChapitre 24 sur 30 · ERLACII ET SA FAMILLE · texte numérisé non relu

ERLACII ET SA FAMILLE

Erlach fut également époux fi< père de famille. Malgré ses occupations, il dirigeait lui-même de ses enfants. Il eut trois filles :

Suzanne, Marie, et Jeanne- Lou:

fils. Son premier soin fut de les él respect et la pratique du cahinisi gion n'était pas pour lui le co facultatif de l'éducation : elle en i le fondemeat nécessaire. Bans lettres qu'il leur écrit, ainsi qu'à il n'oublie de les recommander ; Providence. Sa femme n'oublie j Dieu dans les siennes. Elle lui pai enfants, lui rend compte de l'admii leurs biens'. On a des lettres qu'i ses filles. Ces lettres parlent, te de la protection du Tout-Puis témoignent, il faut en convenir.

' Dbqs uDe de ses lettres, datée de Coite (1 elle lui écrit qu'elle est allée aux esui de Fi Coire); elle a navigué sur les laça de Zurii lenatadt et a été bien accueillie par le fE Salis.

J.-L. d'Erlach.

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respect que de tendresse. Quelques-unes, écrites d'une main encore mal assurée, contiennent des passages de la Bible. Les lettres adressées par Erlach à sa femme et celles qull recevait d'elle sont en langue allemande. Ses deux premières filles écrivaient aussi bien en français qu'en allemand ; la troisième nous apprend qu'elle écrivait plus facilement en français.

Quand ses filles en eurent Tâge, il s'occupa de les marier, et il semble que, selon l'usage du temps, ce fut sans les consulter. Lorsque sa fille aînée, Catherine-Suzanne, eut dix -sept ans, Mazarin proposa pour elle, d'abord le marquis de Duras, neveu de Turenne, puis le marquis de Thémines^ fils du maréchal de Thémines. Tous deux étaient catholiques, et la différence de religion fut un obstacle insurmontable. Erlach maria sa fille aînée à un Dôrigenberg, la seconde, au colonel Taupadel, fils d'un de ses anciens compagnons d'armes ; la troisième, à un de Stein.

Erlach avait contracté, au service de Gustave- Adolphe et de divers princes, des habitudes de

VIE PRIVÉE D'EBLACII

luxe qu'oa ne connaissait pas en qu'on lui reprocha. Possesseur ( propriétés, il les administrait avec tirait des denrées qu'il fournissait a Au château de Castelen, il vivait seigneur, aimait à recevoir, dema lui envoyât de Paris un jardinie:

voulait protestant « ce qui, disa difficile à trouver ». Il était granc aimait les beaux chevaux, les beaux chassait surtout au chien courant et car on se servait peu encore d'armt trouvant trop imparfaites, A s'installa richement, ût venir de meubles et de l'argenterie, alors qi on mangeait généralement dans di avait dix-neuf serviteurs, sans o servantes.

Le château de Castelen était déjà le fit rebâtir, en y employant des tirés de l'ancien château de Ruchei avait fait démolir; mais, comm négligé de prendre un architecte, h tion en fut mauvaise et exigea beaucou

JEAN-LOL'IS D'ERLAOI

)ssédait des biens en Alsace, nne à Délemoat ; il acheta ie château et uue maison à Bâle '.

uprès de lui plusieurs secrétaires, is qu'allemands^, des agents à les banquiers dans diverses vU-

dévoué et prit souvent la défense pagnons d'armes et de leurs lis, le plus souvent, il ne réussit ; rendre la liberté au lieutenantihold de Rosen, que Turenne avait

en 1647, à Ettlingen, comme la cavalerie weimarienne révoltée,

emme du vendeur une étrenne de lô pialoles.

f secrétaire allemand, Jean- Thomas SloU; . (rançais : Sarasin de Lisérable, la Rocbe,

aKZBNBACU, 11,1, ^3'l.).

à Paris furent : Sarasîa de Lisérable, Démarchais, irs furent, à Paris : HœuSl, Lumagne et

OD, Barthélémy Herwarth ; i Bâle, le frère de efwartb. Mari Conrad de Rehlioger, aeveu m, Théobald-E m manuel et Jean-Jacquee lint-Gall, la maison ZoUikofer, qui avait des Lyon; à Amsterdam, Wicquefort (Gonz-, ), 61J; III, 'i3i).

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