‹ Jean-Louis d'ErlachChapitre 26 sur 30 · MORT D'ERLACH · texte numérisé non relu

MORT D'ERLACH

décida en faveur de la duchesse un gui n'eût pas été vidé sans de grar cultes ' , »

La mort d'Erlach avait précédé jours celle de Tancrède deRohan.

fortement ébranlée par les fatigues dt ' ne put pas se rétablir. H était alli dans la forêt Noire, les eaux de Grie mois de juillet 1649 ; elles ne lui fii bien*. Par suite des soupçons qu'o presque toujours à cette époque, personnage important tombait mala( qu'il avait été empoisonné.

11 revint à Brisacb le 12 août 164 un mieux qui ne dura pas, s'y éteig ment le 26 janvier 1650, entouré df et de ses serviteurs qui priaient pc avait cinquante-cinq ans.

' Mémoires da Lenbt, coll. Pelitot, LIV, p.

Le père Gripfbt est d'avis que Tancrède droit pour lui (p. 49).

^ Une lettre, adressée le 34 décembre 1649 i colonel Leitzchea, est la dernière qu'Erlach siguée.

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Plusieurs historiens suisses^ ont soutenu qu'Erlach avait été maréchal de France. 11 aurait été nommé en même temps que le marquis de la Ferté-Senneterre, le 18 janvier 1650, et en aurait été informé le 24 janvier, deux jours seulement avant sa mort. C'est une erreur. La Ferté-Senneterre ne fut nommé maréchal que l'année suivante, le 2 janvier 1651. Il serait invraisemblable, d'ailleurs, qu'Erlach eût été nommé le 18 janvier 1650, puisque Gondé, son protecteur, celui qui lui aurait obtenu ce grade, fut mis en arrestation ce jour-là. Enfin, on ne trouve Siux Archives de France aucune trace de cette nomination .

Jetons, en finissant, un coup d'œil général sur la vie d'Erlach. Né en Suisse^ zélé calviniste et, à ce titre, adversaire de la maison d'Autriche qui soutenait le catholicisme en Allemagne, Erlach embrasse très jeune encore la carrière des armes, et entre successivement

* Voir : 1» Vie d'Erlach, publiée à Yverdon, en 1784, par Albert d'Erlach dk Spikss (III Gonz., 482;

2o Histoire militaire de la Saisse, par Mai de Romain- MOUTiKRS (Gonz,, III, 483).

au service de princes allemands, du Suède, du duc Bernard de Weimar, après la mort de celui-ci, en 1639, au de la France qu'il ne quitte qu'avec onze ans plus tard, en 1650.

Il prend part, en 1620, à la bataill Montagne-Blanche qui assure jusqu'à 1' de Gustave- Adolphe le triomphe de l'Ai et, en 1648, à la bataille de Lens qui r< en Flandre la puissance de l'Espagni fortement ébranlée par la bataille de J Mais la partie la plus importante de rière se passe de 1639 à 1648 dans 1' tante place de Brisach qu'il maintient domination de la France et dans laqaelU plutôt le rôle d'un intendant chargé d'or{ les armées, que celui d'un général qui i conduire au combat. C'est lui qui, à la t Bernard, conserve à la France l'exc armée que le duc de Weimar avait orj et qui est connue dans l'histoire, sous '.

d'armée \v^eimarienne. Si elle est cornu par d'autres généraux, par le duc de L ville, par Guébriant, par Turenne, c'e

renouvelle par des enrôlements, ntretient, l'instruit, la discipline lême de figurer avec honneur dans

batailles de Fribourg et de Nordt pourquoi l'histoire de celte armée ; sa propre histoire.

I, Erlach eut de vifs démêlés avec

d'Oysonville, dont la mauvaise ition entravait la sienne, et avec li, par son laisser-aller, comproiscipline des troupes. 11 parvint à er d'Oysonville et, quand Turenne é le parti delà Fronde, il empêcha mande, qui avait succédé plus ou mée weimarienne, de le suivre et au roi de France. rt que des historiens allemands, à aité de Brisach, ont accusé' Erlach . Le patriotisme qu'ils invoquent, dîi, suivant eux, inspirer sa connom duquel ils le condamnent s encore. La France était devenue mme pour beaucoup de ses coma patrie militaire : il y demeura

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