‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 3)Chapitre 139 sur 270 · LES FILLES DE LA PROVIDENCE DE SAINT-BRIEUC · texte numérisé non relu

LES FILLES DE LA PROVIDENCE DE SAINT-BRIEUC

Les écoles de filles ne manquaient pas, sous l'ancien régime, dans le diocèse de Saint-Brieuc. Ursulines, Sœurs de la Charité du Refuge, Sœurs de la Sagesse, Filles du Saint-Esprit, dirigeaient des pensionnais dans les villes. Dans les campagnes, d'humbles institutrices appelées « Bonnes Sœurs » tenaient des écoles où elles enseignaient au moins le catéchisme et la lecture (1).

M. de la Mcnnais venait de relever quelques-unes de ces écoles. Grâce à lui, les principaux centres de la région possédaient, comme autrefois, leur pensionnat pour les jeunes personnes de la classe aisée. Mais pour les petites filles pauvres, rien n'était fait encore.

A Saint-Brieuc, en particulier, le grand vicaire ne pouvait sortir sans rencontrer de misérables troupeaux d'enfants déguenillées, que le vice guettait peut-être au détour des rues. Ce spectacle le navrait. Mais comment sauver ces enfants? Les anciennes Ursulines de Saint- Brieuc n'étaient pas, comme ailleurs, restées dans le pays. La plupart étaient mortes. Impossible de tenter une restauration comme à Dinan, Lamballc ou Lannion.

1 M. de la Mennais l'affirme dans un rapport adresse au ministre, le 1(i novembre 18.'i7. Consulter aussi : L'instruction du peuple en Bretagne, avant lu Révolution de 1789, par l'ubLé H. Le Mée.

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