SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DES FRÈRES DE L'INSTRUCTION CHRÉTIENNE
Ploërmel, le 29 octobre 1902,
Mon Révérend et très cher Père,
Le voilà terminé, grâce à Dieu, ce liyre que nous attendions avec une si vive impatience. Tous à Ploërmel, nous l'avons lu avec ravissement; notre attente a été dépassée.
Vous avez su mettre en leur véritable jour les héroïques vertus de notre vénéré Père, ses travaux apostoliques, ses innombrables épreuves et ses précieux enseignements. Grâce à vous, il revit au milieu de ses enfants; il nous parle, il nous console, il nous excite, il nous encourage.
Oui, certes, le portrait est fidèle; tous ceux qui ont eu le bonheur d'approcher ce grand serviteur de Dieu, ceux qui ont fréquenté ses premiers disciples, comme j'ai pu le faire moi-même, pendant mes quarante-deux ans de vie religieuse, vous féliciteront d'avoir retracé si exactement une physionomie dont vous n'avez pu recueillir les traits que dans les monuments d'un lointain passé.
Soyez remercié et béni, mon très cher Père, pour celte aide spirituelle qu'en une heure si critique vous apportez à nos âmes!
La lecture de cette Vie ranimera, fixera et perpétuera parmi nous l'esprit de foi el de charité, d'abnégation et d'humilité que nous a Légué notre saint Fondateur.
Aux approbations si justement méritées (pie vous avez déjà reçues, je suis heureux de joindre, au nom de tous les enfants spirituels du vénéré Père de la Mennais, mes sentiments de très vive et très respectueuse gratitude. '
Frère ABEL, supérieur général.
LETTRE-PRÉFACE DE Mgr BAUNAR1)