‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 3)Chapitre 208 sur 270 · ORIGINES DE LA CONGRÉGATION DE S'-PIERRE · texte numérisé non relu

ORIGINES DE LA CONGRÉGATION DE S'-PIERRE

presque partout, laisse un champ libre à la prédication de la vérité. Le moment est venu d'ouvrir comme une vaste mission européenne, pour ramener à l'unité de la vraie foi les peuples qu'en a séparés le schisme du XVI0 siècle. Levate oculos vestros et videte regiones quia albsB suht jam admessem (1). Dans la disposition actuelle (1rs esprits fatigués de l'erreur et Au doute, le moindre ébranlement pourrait renverser l'édifice ruineux du protestantisme, que la politique seule soutient encore. L'ordre n'omettra rien pour hâter, avec le secours de Dieu, un événement d'où dépend en partie le renouvellement de la société et le salut de tant d'àmes. » +

A côté de ces vues d'une sagacité si pénétrante, on admire, dans ce programme, l'entente pratique de la vie de communauté. Rien qui procède de l'illusion ou du rêve, rien qui ne soit solidement conçu et facilement réalisable. Evidemment l'abbé Jean a passé par là.

La nouvelle congrégation embrassera trois classes d'œuvres. La première comprendra les travaux qui ont pour but direct et spécial la propagation des vraies doctrines par des écrits de tous genres, « car, disent les LaMennais, il ne suffit pas aujourd'hui de s'adresser aux esprits sérieux dans des ouvrages qui demandent une attention forte et soutenue, il faut encore parler à ceux qui puisent tonte leur instruction dans les pamphlets et les journaux, et le nombre en est immense. » — « La science tout entière, ajoutent-ils, ayant été corrompue par l'impiété, elle doitèlre purifiée tout entière. Ainsi il est dans l'esprit de l'ordre de cultiver, non seulement les sciences théologiques, philosophiques et historiques, ainsi que les langues, si nécessaires pour remonter à l'origine des peuples et des traditions, mais encore les sciences mathématiques et physiques, avec celles qui en dépendent- »

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