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Vi8 JEAN-MARIE DE LA MENNAIS
Le second objet que se proposent les fondateurs est « l'éducation, soit laïque, soit cléricale. » — « On s'appliquera, disent-ils, à former l'enfance dans les collèges et les écoles ecclésiastiques, et la jeunesse dans les séminaires, s'effoTçant de perfectionner les méthodes d'enseignement et d'inculquer aux élèves, avec les sentiments d'une piété solide et pure, les doctrines qui seules peuvent les affermir inébranlablement dans la foi. »
« La troisième classe d'œuvres comprendra les missions, les retraites, la direction des âmes, la conduite des congrégations et des académies déjeunes gens (1). »
Les La Mennais n'ont garde d'omettre ce qui doit être la caractéristique et même la raison d'être de la nouvelle fondation. « Les doctrines romaines sont la règle invariable de l'ordre et de ses membres en tout ce qui tient à la religion. Leur premier devoir est de ne jamais s'en écarter sur aucun point ni sous aucun prétexte. L'ordre n'exige rien d'eux plus expressément. » Et, pour affirmer très haut l'esprit de la société, on lui donnait le nom de Congrégation de Saint- Pierre.
Enfin, comme nulle œuvre d'apostolat ne saurait vivre sans reposer sur l'humilité, le zèle et la charité mutuelle, les deux fondateurs convient leurs disciples à d'incessants progrès dans ces vertus.
<( Convaincus profondément, disent-ils, que l'homme est par lui-même impuissant à tout bien, que la science, le talent, les dons naturels et acquis demeurent stériles dans l'ordre du salut si la grâce ne les anime et ne les féconde, les religieux de Saint-Pierre n'attendent que de Dieu seul le succès de leurs travaux: Ils s'attacheront à faire des progrès continuels dans L'humilité, sans laquelle il n'existe aucune vraie vertu, dans le détachement de soi-même, passant en ce monde comme n'en ('tant pas, et ^'appliquant à conformer leurs pensées, leurs désirs, leurs sentiments, leurs actions, aux actions, aux sentiments,
! Cr programme a été repris, plus lard, par les prêtres de l'Oratoire. Cf. s. E. Ii' cardinal Perraiid, VOratoire de France au XVII' ci nu XIX le, IIIe partie: