INQUIÉTUDES ET CONTRADICTIONS
Pendant trois ans, de 1829 à 1832, on put croire à l'avenir de la congrégation de Saint-Pierre. De très vieux amis, d'anciens confrères du collège de Saint-Malo, s'étaient de nouveau groupés autour de M. de la Mennais.
C'étaient M. Marchais, enrôlé parmi les missionnaires, M. Ruault, dont nous parlerons plus longuement, et le saint abbé Bachelot, qui n'hésita pas à quitter une cure où il était vénéré (1), pour accepter une chaire de quatrième au collège de Saint-Méen.
Mgr de. Lesquen ne faisait pas mystère de sa prédilection pour la jeune société. Après la fermeture du collège-séminaire de Vitré, en mai 1831, il transporta à rétablissement de Saint-Méen le titre et les privilèges de petit séminaire diocésain.
Les études étaient fortes à Saint-Méen; les parents des ('•lèves ne tarissaient pas sur l'excellence des méthodes et le dévouement des maîtres.
Partoutles missionnaires de la maison de Rennes étaient demandés, fêtés, presque vénérés.
Un seul point noir, sans présager immédiatement la tempête, troublait de temps à autre la sérénité du ciel :
l Celle de Saint-Jouan-des-Guérets. — Voir la Vie de M. Ihichelol, curé de Pleine-Fougères, par un curé du diocèse de Rennes, p. 50.