‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 3)Chapitre 236 sur 270 · LES ANCIENS HOTES DE MÀLESTROIT · texte numérisé non relu

LES ANCIENS HOTES DE MÀLESTROIT

tète d'une société destinée à réaliser les grands projets de sa jeunesse. Une fois rentré dans son diocèse de Nancy (1), l'abbé Rohrbacher mit tout son zèle à exécuter le programme de l'abbé Jean. Il ne fut pas secondé comme il avait droit de l'attendre, mais, M. de la Mennais put grouper, en Bretagne, des bonnes volontés qui l'aidèrent, plus tard, à étendre sa grande œuvre des Frères (2).

L'abbé Gerbet se retira à Juilly. L'abbé Bornet rentra dans son diocèse. Quant à l'abbé Blanc, après avoir occupé un poste au collège Stanislas, il devint aumônier d'une communauté à Paris. Les derniers élèves de Màlestroit furent reçus au séminaire de Rennes, ou demandèrent un asile à leurs évèques respectifs. Le vieux cloître, veuf de ses hôtes illustres, donna asile aux enfants d'une école primaire. Il devait abriter, peu de temps après, un collège. Enfin, il s'est rouvert, bien des années plus tard, à d'autres solitaires qui, de nos jours encore, y abritent leur vertu (3).

C'était fini, fini parla faute d'un homme qui venait de compromettre dans une lutte impie contre l'Eglise un nom naguère si vénéré.

Cet homme déplorait-il au moins le mal qu'il faisait à son frère? Le comprenait-il seulement? Hélas! sa vieille tendresse pour Jean, sa délicatesse native, ses bons instincts

1 En 1835.

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