‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 162 sur 260 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

GRAVKS 3IALADIES. — RAPPROCHEMENT MOMENTANÉ DE FELI, LE BREF d'éloge A l'aDRESSE DE l'iNSTITUT.

Nous trouvons, à la date du 27 mai 1847, une lettre de M. Ruault à un disciple du Père, l'abbé Julien Houet, professeur au collège d'Oullins. Le digne aumônier venait d'apprendre^ parles journaux, la mort d^O'Connell. « Quel cœur, s'écrie-t-il, quelle belle âme ! comme il a été édifiant à Pheure suprême ! J'ai pleuré en lisant ces touchants détails. Oh ! comme une fin semblable serait à désirer pour cet infortuné qui est là-bas, à Paris !

Mais Le cher Père se dispose au départ pour Paris,

d'où il ne reviendra, sans doute, pas plus consolé qu'aux voyages précédents. Il traîne de plus en plus ses pieds; la goutte ne le quitte plus entièrement. Malgré tout, il ne veut pas entendre parler d'être accompagné dans ce voyage. C'est inquiétant. Parce que la tête est toujours la même, il ne prend point souci du reste (1). »

Selon les prévisions de l'abbé Ruault, M. de la Mennais revint de Paris accablé de fatigue et de chagrin. Il reprit sa besogne journalière ; mais parfois un accès de rhumatisme l'arrachait au travail, et le <îlouait sur son lit pour plusieurs semaines. Son cœur,

(1) Lettre médite. — Archives des Frères.

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