‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 175 sur 260 · L'ECOLE DE BOURG-D'IRÉ · texte numérisé non relu

L'ECOLE DE BOURG-D'IRÉ

votre bienveillance à mon égard. M. le Curé va vous écrire aussi pour vous offrir les mêmes sentiments et s'entendre avec vous sur les détails. Soyez bien sûr que nous allons nous unir pour que votre excellent Breton s'acclimate bientôt.

« Une seule chose pourrait ajouter encore à ma dette, monsieur l'abbé, ce serait que vous pussiez^ à la belle saison, venir prendre asile chez moi, et visiter en personne votre petite école du Bourg-d'lré. Vous m'avez refusé une visite au ministère. Combien je goûterais davantage celle que vous me feriez l'honneur de m'accorder ici, et combien je bénirais ce retard, si vous m'aviez réservé un tel dédommagement (1) ! »

C'était la seconde fois qu'un ancien chef de la hiérarchie universitaire désirait confier à un membre de l'enseignement libre les enfants dont il prenait à cœur la bonne éducation. Après le protestant Guizot, le catholique Falloux proclamait, par son choix, le mérite des instituteurs formés à Ploërmel. Quel meilleur témoignage en faveur de « l'Ignorantin breton » ?

(1) Lettre inédite du 12 janvier 1854. — Arcliives des Frères,

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