UNION DE TINCHEBRAY A PLOERMEL
pour M. de la Mennais était le seul lien qui unît Ploermel à Tinchebray. Lui mort, Tindépendance des deux instituts s'affirma de façon plus tranchée.
La société des Prêtres de Sainte-Marie, devenue prospère, vivant sous le môme toit que celle des Frères et travaillant à la même œuvre, imposa peu à peu à celleci ses usages et son esprit. Une absorption lente, mais sûre, se préparait. On s'acheminait à faire des religieux instituteurs les Frères convers de la congrégation ecclésiastique. Mais cette idée ne ralliait pas tous les suftrages de l'humble institut ; plusieurs membres souhaitaient de lui voir garder son caractère de congrégation homogène.
Dans un des chapitres généraux des Frères, on proposa l'annexion complète et définitive de la branche normande à l'institut de Ploermel. Ce vœu réunit une majorité, et il s'est réalisé, en 1880, à la grande joie des deux familles.
noms à-e nos jeunes gens parmi vos profès, et d'étendre à euK le privilège dont jouit votre institution reconnue.
<( M. l'inspecteur de racadémie de Poitiers, qui est excellent chrétien et m'est tout dévoué, ne voit pas- de difficulté à ce qu'il ^n soit ainsi. Il accepterait de vous la présentation qui lui serait faite de nos jeunes Frères, pour les écoles communales qui nous sont offertes.
(( Nos règles provisoires sont à peu près littéralement confarmes aux vôtres. Cependant, je vous prierai de nous adresser le texte du règlement officiellement approuvé par le gouvernement,
« J'espère^ monsieur l'abbé, n^être point indiscret en recourant ainsi à votre bonté. Je sais que votre charité n'a point de bornes, et qu'outre le bien opéré directement par votre précieuse fondation, vous aimez à participer à celui qui peut naître des œuvres dont la vôtre a été le signal et le modèle.
« Je suis heureux, monsieur l'abbé,, de cette occasion de me rappeler à votre souvenir. J'ai eu autrefois l'honneur de dîner avec vous chez Mgr l'ancien évêque de Chartres, dont j'étais le grand vicaire.
« Agréez, je , vous prie, Fhommage de la respectueuse considération avec laquelle j'aime à me dire, Monsieur, votre bien humble et obéissant serviteur.
« f L. E., évêque de Poitiers. »
Lettre inédite du 21 août 1857.
Lai réponse de raÈbbé J'ean fut, comme tourjours, dictée par sa charité ; mais il ne pouvait cauvrir légalement les Clercs de Saint-Hilaire oue si Mgr Pie consentait à leur faire porter l'habit de ses Frères, à 1 informer de la résidence de chacun d'eux et à le tenir au courant des mutations. Ces conditions étaient difficilement acceptables ; malgré tout, les disciples du prélat enseignèrent quelque temps sous l'égide de M. de la Mennais.