‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 202 sur 260 · LES DERNIERES ANNEES. LA MORT. LA SURVIVANCE · texte numérisé non relu

LES DERNIERES ANNEES. LA MORT. LA SURVIVANCE

Nous avons vu grandir la piété du fondateur à mesure que s'avançaient les clartés du moment suprême. Quelles furent, après Dieu et ses fils, ses dernières affections? Quelles occupations couronnèrent son active carrière? Gomment accueillit-il l'appel du souverain Juge ! Gomment, lui disparu, la bénédiction divine a-t-elle fécondé ses œuvres? Gomment son nom même, jadis si décrié par la faut^ d'un autre, a-t-il conquis la vénération et presque la gloire? G'est ce qu'il nous reste à exposer.

Après le coup de foudre de Guingamp, surtout après la fin sinistre de Féli, les amis de Tabbé Jean furent quelque temps inconsolables. 11 ne sortait plus, sauf quelques très rares voyages à Dinan et à Saint-Brieuc ; par suite, plus d'espoir de le recevoir, de le fêter, de jouir de sa conversation. On ne s'y résignait guère. N'espérant plus le voir venir, on prit l'habitude d aller à lui.

On se souvient que l'abbé Blanc s'était installé, plusieurs années de suite à Ploërmel, pour achever son Histoire ecclésiastique. Il était resté fort lié avec un de

Page 1