‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 28 sur 260 · ET LE PEN.SIONNAT DE DINAN · texte numérisé non relu

ET LE PEN.SIONNAT DE DINAN

En se renfermant dans les fonctions de « maître d'école » , M. de la Mennais ne s'était pas interdit de suivre ses élèves aux prises avec les difficultés d'une carrière. De tous, il -voulait faire des chrétiens, et il sentait bien que son œuvre n'était pas achevée le lendemain de la première communion.

Les jeunes paysans qui, au sortir de l'école, retournaient défricher le champ paternel étaient, d'ordinaire, fixés pour la vie dans les habitudes de foi qu'ils tenaient de la famille et qu'avait fortifiées l'éducation.

11 n'en était pas ainsi des enfants destinés aux professions libérales. En quittant les Frères, ils passaient au collège, où, trop souvent, ni leur piété, ni leurs mœurs n'étaient en sûreté.

Effrayé du péril qui menaçait ses <( pauvres ^petits enfants », M. de la Mennais résolut (le tenter l'impossible pour leur ménager une sauvegarde. Que faire? La liberté de l'enseignement secondaire, inscrite dans la Charte de 1830, n'était encore qu'une promesse illusoire, et l'Université s'acharnait plus que jamais au maintien de ses positions En attendant une loi qu'on disait prochaine, et qui consacrerait le droit/des familles

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