‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 73 sur 260 · DES PREMIÈRES ÉCOLES COLONIALES · texte numérisé non relu

DES PREMIÈRES ÉCOLES COLONIALES

Lors de son passage au ministère de l'Instruction publique, M. Guizot, on le sait, n'avait point oublié les colonies. C'est là surtout qu'il était urgent d'organiser ou plutôt de fonder l'enseignement primaire. Plus qu'ailleurs, l'ignorance, entretenue par la cupidité des colons, y favorisait l'impiété et les mauvaises mœurs.

M. Guizot se dit qu'un apostolat si difficile, mais si nécessaire, attirerait sûrement M. de la Mennais.

L'amiral de Rosamel était alors ministre de la Marine. Il entra sans difficulté dans les vues de son collègue, et, dès le 11 août 1836, le fondateur des Frères reçut une première demande officielle.

Qu'allait-il faire, lui qui avait refusé des instituteurs à tant d'évêques français, afin de pourvoir aux besoins de sa chère Bretagne ? Comment se résigneraitil à exiler ses fils au delà des mers, alors qu'autour de lui tant de communes attendaient encore un maître chrétien ?

En pareil cas, un chef d'entreprise industrielle ou

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