‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 88 sur 260 · LES JOIES DE LA MOISSON · texte numérisé non relu

LES JOIES DE LA MOISSON

« Au Sénégal, tout va à merveille, et les administrateurs eux-mêmes se félicitent du complet succès des Frères. A Saint-Pierre (l), notre école rend déjà des services tels, que le ministre veut que je fasse partir sur le champ deux Frères nouveaux pour Miquelon.

« A Cayenne, les Frères ont été accueillis avec d'autant plus de joie, qu'on les attendait avec plus d'impatience.

» La mission des Antilles a été la plus agitée ; vos misères ont été grandes ; mais vous voyez que, malgré tout cela, l'œuvre marche, et aujourd'hui mieux que jamais. Ayons donc confiance, et ne nous troublons pas de quelques coups de vent (2). »

Ainsi parlait à ses lieutenants ce général d'armée. Ce qui importait, malgré les succès obtenus, c'était d'exciter l'ardeur en vue des luttes futures, La conquête n'était qu'à ses débuts. Les Frères avaient obtenu, aux Antilles, la confiance des familles libres ; mais M. de la Mennais n'oubliait pas que le but principal de tant de sacrifices était l'évangélisation des esclaves. Nous allons le voir organiser ses forces en vue de ce nouvel apostolat.

(1) La colonie de Saint-Pierre et Miquelon.

(2) Lettre inédite du 9 avril 1843. — Archives des Frères.

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