SCENE II
HUBERT (seul)
(Il ferme la porte et rentre dans Vatelier)
Quelle nuit grise!...
Pas une étoile au ciel !,..
Dehors, la rafale et la bise!...
Un vrai soir de Noëî!...
(Il se met à ranger Vatelier)
Ils dorment tous là-bas, dans l'éternel silence,
Tous ceux qui m'étaient chers ; et Jean, mon espérance,.
Est le seul qu'épargna la mort.
O Dieu ! pour son l)cnheur,.ta justice sur terre Devrait , quand, ici-bas, tu fais mourrir la mère,
Donner au fils le même sort !
Il faut à l'oiselet tout tremblant et tout frêle, La plume du doux nid et l'aile maternelle,
Pour l'abriter du vent mauvais ; Et l'enfant a besoin de baisers, de tendresse Qu'une mère prodigue et que nulle caresse
D'aïeul ne remplace jamais!...