‹ Jean Molinet: La Vie - Les ŒuvresChapitre 120 sur 157 · SITE · texte numérisé non relu

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(MSQ v. 6449). Bov. gants vel wants pro chirothecis ; nostrum vulgus etiam eas vocat moufles ; He., V., S., Ha., E. mouffes : gants fourrés dont les doigts ne sont pas séparés, excepté le pouce. De là les dérivés mouflace : n'oublions soufflés ne soufflaces, Pinces, marteaux, grosses mouflaces (MSQ v. 15091) et moufflette : Gand pour moufflette ont cuidié

entamer (Bergier sans solas, v. 326). Gamillscheg, 625? ; Meyer-Lübke, REW3, 5714.

104 NIvVELET « niais » : Tenus serés pour nivelet (Revid a Pol de Mol, v. 101). He. nivelet : simple, imbécile ; Ha. nivelet : qui est nouveau, sans expérience ; L. nivelet : qui a peu d'expérience, jeune prétentieux ;

J. nivelet : gamin, jeune morveux. Le plus ancien exemple cité par Godefroy, V, 501°, est de Gringoire.

105 NoCQUIERE « gouttière » : Bouttons nous en une nocquière (MSQ x. 11801). He, Ha., V., S. nocque, nochéère, nocquière : gouttière : L. noque : gouttière ; noquere : gargouille ; E. nokel ou noquere : gouttière.

Meyer-Lübke, REW°, 5859.

106 ONNI «um» : Crochus, bochus seront onnis (MSQ v. 19439). Sur ce mot, voir Zeitschrift für romanische Philologie, 1924, p. 217-221.

107 PALOT « sorte de bêche » : N'a gaires qu'on ne veoit ame Picq, loucet, hoel et palot (MSQ v. 23857). He. palot : sorte de bêche propre à paloter les champs ; Ha. palot : le palot boulonnais est en fer avec tranchant d'acier, et manche de bois muni d’une traverse servant de poignée ; L. palou : pelle de bois creuse, propre à vider l’eau ou servant à remuer les grains, la farine ; J. palot : grande pelle en bois. De là le dérivé paloter, « bêcher légèrement » : Terre gratter, fouir et palloter

(Épitaphe d'Englebert de Nassau, v. 116).

108 PAUCHIER « presser avec le pouce, meurtrir » : Et ceux qui les yeux ont pauchiés (Ceux qui sont invités aux nopces de Magdeleine de Laidin, v. 29). He. pocher : presser fortement sous le pouce ; le même sens est donné par V., C., E. et L. (peucher). Ce verbe se rattache à une forme picarde pauch du mot pouce. Le D. G. explique par pocher, «mettre dans une poche», l'expression yeux pochés au beurre noir. C'est, selon nous, une contamination burlesque des deux locutions : yeux pochés et œufs pochés au beurre noir.

109 PIOLÉ voir RIOLÉ.

110 I PoviLLon « papillon » : Povillons, wepes, tahons (L'arbre de

SLI

Bourgonne, 4 partie) ; et avoient iceulx povillons courtes aeles (Chr.

ch. 130). E. povillon ; papillon.

II PouILLoN « poulet, jeune enfant » : n'est il mie possible que ce jeune pouillon royal se fiere au ventre de la belue (Naufrage de la Pucelle, dernière partie). S. pouillon : poulet, enfant délicat ; He., V. poulion : poussin, jeune poulet.

111 PLOUTRE 1° « rouleau de pierre ou de fer servant à écraser les mottes de terre » ; 2° « cylindre métallique qu’on déplaçait entre deux crampons pour ouvrir ou fermer une porte » : Je lui donray ung cop de ploustre (MSQ v. 15257) ; Je n’ay fleau qui vaille ne gros ploustre (Response a M® À. Busnois, v. 15). Le mot est pris ici dans un sens obscène. V., Ha., L. ploutre, ploutroir : instrument aratoire pour aplanir la terre après le labourage ; He. ploutrer : passer un cylindre sur la terre pour

la rendre unie. V. Gay, Glossaire, II, 241. Meyer-Lübke, REW°, 6588.

112 PorEE 1° « poirée ou bette» ; 2° «étuvée de légumes » : Tes porées et tes cabus (Response a Busnois, v. 9) : prisier poisson mieux que lart en poree (Debat de la chair et du poisson, v. 273). Th. : De la porrée ou de la jotte, beta ; V. poirée : bette blanche ; S. porée : choux étuvés, épinards bouillis ; poirée ou bette ; He., V., E. porée : étuvée de choux, d'oseille ou d’épinards.

113 PorioN 1° «poireau» : 2° «verrue» : Ces deux gas de vielle punaise Ne vallent point deux porions (MSQ v. 8726) ; fit paindre et eslever un porion en son visaige (Chr. ch. 165). Bov. Porion apud Belgas per 1 consonantem, apud Parrhisios per i vocalem, aequivoca vox. Est enim aut porrum herba, ex qua fiunt in cibum oluscula, aut est nevus et superflva caro in manibus succrescens ; He. porion : poireau ; porgeon ou porjon : verrue ; V., Ha., E., L. donnent les mêmes sens.

114 QuEuE « futaille » : le duc abandonna deux queues de vin qu'il fit enfondrer (Chr. ch. 4). P. Borel Queue : mesure de vin contenant 48 septiers qui valent 373 pintes ; ce mot est usité en Normandie et Picardie ; Bov. Queue : cauda animalis est et queue a cado, pro vini dolio ; une queue de vin, cadus vini ; He. queue : une queue de vin.

115 RACHIER « Couvrir de crachats » : rachiés, railliés, rasachiés, racachiés (MSQ 1001). Bov. Raquier apud Belgas, Parrhisii dicunt cracher : est expuere et ejicere ore sputamen ; Du C., V, 589° Rascare, cum sonitu quodam ac vi exspuere, Picardis rasquer ; He., V., S., Ha. E., L, enregistrent le mot avec le même sens.

IA

116 Rapos « abri » : En ces bleds, pour estre au rados (Orde de belistrie, v. 80). He. Rados : plate-bande élevée en talus, adossée à une muraille exposée au midi ; V., Ha., E. rados : abri contre les intempéries ; L. au radou : à l'abri du vent, du froid ou de la pluie. Von Wartburg, III, 1452.

117 RAMoNNeR « balayer, rosser » : Comment ils sont riflés et ramonnés (Dictier sus ceux de Gand, v. 181). He., L. ramoner : balayer, rosser, donner des coups de canne ; C. ramonner : N'a en français que le sens de balayer une cheminée ; en picard, il signifie balayer dans un sens plus général et, par métaphore, donner des coups de balai, rosser.

118 RASSAVETER « mal raccommoder, maltraiter » : Rassavetés, retornés, rostiliés (MSQ v. 4414). He. rachafeter : raccommoder mal, à la manière des savetiers ; gronder avec aigreur ; Ha. rachaveter : réparer, raccommoder avec peu de soin ; L. rachafeter : raccommoder à la façon des savetiers.

119 RATASSELER « rapetasser » : vestu d'un viel gyppon ratasselé (RRM, ch. 46) ; de là, le dérivé ratasselage, « raccommodage » : sans ratasselage fracture ou quelque radoubage (RRM ch. 88). V. Ratasseler : rapiéceter ; S. ratasseler : raccommoder, mettre des pièces à un chaudron, à un

habit.

120 RATISIER « exciter, ranimer, tourmenter » : ratisié de grans paffus (Oraison a saint Adrien, v. 167) : il les fault aller ratisier Et assommer d'ung gros baston (MSQ v. 5565). He. Ratisier : attiser le feu, le remuer pour faire tomber la cendre ; Ha. ratijer : attiser, entretenir un feu de bois, en repoussant au fur et à mesure les branchages dans le foyer ; L. ratisier : attiser le feu ; fig., donner des coups. Gamillscheg, JA

121 RATON « crêpe » : Mengier ung gros raton (Recollection, v. 640). He., V., S., E. expliquent le mot par « crêpe ». V. et E. ajoutent le sens figuré de « coup de poing », ( coup sur la figure ».

122 RATRIPELER 1° « imagirer » : 2° « mettre sens dessus dessous » : Qui scay bourdes ratripeler (Lettres Missives de Verjus, v. 64) ; voy nostre camp tout rez et tout pellé, Tout pestellé et tout ratripelé (L' Arbre de Bourgonne, v. 20). He. ratripeler : arranger, inventer ; mettre sens dessus dessous. De là, le dérivé ratripelleur : Joindeur de culz, ratri-

pelleurs de coulles (Mandement de froidure, v. 38).

.123 Ravace « cage d’osier » : Tout est ravi par ravace où par roilz

re

(Ressource du petit peuple, v. 101) ; bieres, pannieres, hottes, ravaches, Mandes, corbelles et besaches (MSQ v. 10013). He. ravache : grande cage en osier, à claire-voie, ronde, sans fond, avec un couvercle à son sommet, servant à renfermer des poulets qu'on ne veut pas laisser courir : V., S. et E. donnent la même définition. C'est sans doute le même mot que Godefroy, VI, 526°, enregistre sous la forme rabace avec le sens d’« engin de pêche ».

124 REDER (rêver, délirer » : elle redde En disant qu'elle a veu merveille (MSQ v. 18994) ; D'où redderie « songerie, extravagance » : Gens plains de rederie (Recollection, v. 971). Bov. Redder et apud quosdam rever, quod est somniare et nocturnis visis seu somniis et phantasmatis eludi : V. Rederie : engouement pour certaines choses, manie de collection et, en général, fantaisie ; E. Rederie : objet de curiosité ou de collection ; manie de collectionner, caprice, engouement.

125 REFRINCHONNER « frissonner » : Refrinchonnés, ratelés, ravalés (MSQ v. 4415). E. se rafruchonner : avoir froid, quoique bien emmitouflé.

126 REIGE « gaze » : ls sont sy blanc que le fin reige, Voire plus blancq que n'est la neige (P fol. 198 verso). Molinet a introduit dans son vers le mot reige qui n’est pas dans la Passion de Jean Michel. He. reiche : gaze en fil, dite gaze rayée ; elle a des raies pleines en coton. Cette gaze pouvait servir à tamiser ; par suite, le mot a pris le sens de « crible » ; He. rège : sorte de crible en bois dont on se sert pour nettoyer les grains.

J: Jud, Zeitschrift für romanische Philologie, 1914, p. 64.

127 RESINCIER « rincer » : Resinciés cuves et plateaux (MSQ v. 10182). Du C., V, 6182 Recincer dicunt nostrates de linteis quae ex lixivio in aquam mundam immittuntur et abluuntur ;: Godefroy, VI, 664?, enregistre les formes recincier, rechinchier, resinchier et cite des exemples du Nord de la France. Sur ce verbe, voir A. Thomas, Mélanges d'étymologie française, 1*® série, 1927, p. 159-61. Remarquons, en outre, que le verbe se requinquer, ( faire sa toilette », pour lequel on a DrOpOSÉ des étymologies diverses (Voir, en particulier, Gamillscheg, 758?), n'est qu’une variante picarde de rechinchier ; cette forme s'explique fort bien par l'alternance de c et ch (Romania, LIII, 157).

128 Revip « cadeau de noces » : Se ne vous puis faire revids, Sinon de papier et de plume (Revid a M® Pol de Mol, v. 22). C'est le substantif verbal de revider ( donner en retour » : qui de son bec ne vous revide

(Debat des trois nobles oiseaux, v. 135). Godefroy, revisder, VII, 1772.

meme

129 RiETz «terres incultes » : Terres a riés, gens esbahis (Testament de la Guerre, v. 51). Th. Rié : Solum incultum, usez des formules de friche ; Bov. rietz : inculti seu neglecti agri ; Du Cange, V, 7702 Riesa, nostris riez, terres non labourées ; He., Ha. Riez : terre non cultivée, laissée en friche perpétuelle pour servir au pâturage, terre abandonnée, mauvais sol improductif ; E. Rié : terrain vague, terrain communal plus ou moins vaste ; laicher enne terre a nié, la laisser en friche. Meyer-

Lübke, REW”, 7339.

130 RioLÉ « bigarré » : Pour gens meschans, riolez, piolez (Ressource du petit peuple, v. 50). Th. riolé : inde vulgatum illud Riolé, piolé, mais je pense que le vray est raiolé, c’est à dire peinct et bigarré par petites raies : lineatus, virgatus ; piolé, picturatus, variegatus ; Cotg. Riolé : streaked, rayed ; whence riolé piolé, diversified with many sevéral colours ; piolé : spotted or speckled, whence piolé riolé, gaudy or pide ; also diversified or set up with sundry colours. Il nous semble que Thierry a vu juste en rattachant riolé à rdiolé ; par analogie, piolé serait formé sur pie, comme gayolé sur geai.

131 RipauPÉ « Mauvaise boisson » : À Ripaupé qui tout endure (Lettres missives de Verjus, v. 35). Cotg. Vin ripopé : Rascally hedge wine ; bad wine made a great deal worse by much water ; or the droppings of wine, taken out of the bacquet or tub that stands under the spigot, and mingled with water by or for poor folkes ; Oudin : du ripopé, du mauvais vin, du vin meslé d’eau ou plustost les reversures des bacquets : He. cafetiau : café fort léger, ripopée, nom du café rebouilli.

Gamillscheg, 7672.

132 Ripeux « galeux » : Foireux, roigneux, ripeux, morveux (Chanson sur l'orde de belistrie, v. 28) ; pourry, meseau, répieulx, rongneulx (P fol. 42 recto). He. et V. ripeux : galeux ; E. rippes : gale des chiens, des chats ou des moutons : S. rispeu : attaqué de rispe, maladie de peau des chiens ; pauvre, malheureux. Gamillscheg, 7672.

133 SACQUER (tirer » : Une maille d'or luy sacquay (Ballade : À une fillette parlay, v. 17). Du C., VE, 5° Saccare ; Picardi nostri, saquer une épée pro ensem de vagina extrahere ; He., S., Ha. saquer : tirer ; V. saquer : tirer en secouant et avec violence ; E. saquer : tirer à soi, employer toutes ses forces à traîner un fardeau, travailler avec ardeur, donner un bon coup de collier ; L. saquer : tirer d'un sac, sortir de la gaîne, ôter, tirer à soi. Gamillscheg, 7792.

134 SAFFRELIQUE ( débauchée » : Pour compaignier Madame Saffre-

licque (Debat de la Chair et Poisson, v. 61) ; Dame Saffrelicque seoit a l'huis pour huchier les passans (RRM ch. 104). Th. saffre : petulans, lascivus ;: Oudin : une saffre et une safferlique, c'est-à-dire une friande et une débauchée ; S. Chaferlique : petite babillarde inconsidérée, impudente ; jeune fille de mœurs suspectes. Gamillscheg, 779, propose une étymologie inacceptable ; cf. M. Valkhoff, Les mots français d'origine néerlandaise, 1931, p. 221.

135 SANCHIER : ( assouvir, satisfaire » : non sanchiés de lui avoir perpetré ces horribles dommaiges (Chr. ch. 198). Godefroy, VII, 302’, cite surtout des exemples du Nord de la France. Nous n'avons trouvé ce terme dans aucun glossaire picard, bien qu'il soit encore vivant dans la région valenciennoise. Godefroy, III, 567°, relève le verbe essancier, essanchier qui a le même sens. Meyer-Luebke, REW”°, 7581.

136 SANSONNERIE ( cellier » : Tu es vaillant, on te menra Boire a nostre sansonnerie (MSQ v. 242). Le mot ne figure dans aucun glossaire picard. Godefroy, III, 3642, et IX 510 ?, l’enregistre sous la forme

eschansonnerie. * ,

137 SAPION « coupe » : En boivent les grans sapions (Dictier des quatre vins, v. 136) ; affin qu'il pappie Vin cler que rouppie Par grans sapions (Roy de l1 pye, v. 4). Nous n'avons trouvé ce mot nulle part ailleurs.

138 TAYE « aïeule » : Tu as la lanterne te taye (MSQ v. 5537) ; tayon, (grand-père » : se vous m'estiés pere ou tayon (MSQ v. 16879). Th. taie, pic., avia, taion, avus ; Du C., VI, 520° : Nostratibus tayon pro grand-père, avus, et taye pro grand-mère, avia ; He. teion, teionne : aïeul, aïeule ; Ha. taion, taïonne : aïieul, aïeule : rataïon : bisaïeul. Pour S., E. et L. faye, tayon, tayonne signifient bisaïeul, bisaïeule. Von Wartburg, I, p. 165°.

139 TEGUER ( gendre » : Quant je souffle du becq, je tousse Et tegue comme ung aignelet (MSQ v. 11721). He. Teguer, tequer : eflorts qu'on fait en se baissant pour ramasser quelque chose, ce qui oblige à rendre un son qui sort péniblement de la poitrine ; V. teguer : laisser échapper de l'air du gosier par de petites explosions fréquentes : parler difhcilement, avec hésitation ; E. feguer : laisser échapper involontairement une sorte de gémissement ; manifester sa mauvaise humeur par un gémissement de regret, d'impatience ; par extension, parler avec difficulté, trouver malaisément ce qu’on veut dire. Romania, XXXV, 295-

140 ToREILLE « étuve » : au carbon de toreille (Orde de belistrie, v. 63). He. tourèle : espèce de séchoir en maçonnerie dans lequel on torréfie le grain pour en faire de la bière ; S. toreille, toureille : Séchoir, lieu où l’on sèche le grain dans les brasseries ; V. foreille : bâtiment disposé pour torréfier le grain qui doit servir à faire la bière ; E. torelle : séchoir ou étuve dans laquelle les brasseurs font dessécher l'orge germée qui sert à la fabrication de la bière.

141 Touquer « Coin » : quand vous demouriés au toucquet (Régime à Verjus, v. 86). Du C., VI, 7062 Touquet nostris pro coin, angulus.

142 Touizcer « Mêler, remuer, battre» : {u as toulliet rompu et desmailliet (Eages du Monde, v. 20) : Hallés, toulliés et battus de tous lés (Journée de Therouenne, v. 68) ; d’où le composé entouiller « mêler » : entouilla les filléz (Robe de l’Archiduc, v. 156). He. toulier : mêler, mettre en désordre ; remuer ce qui est liquide ; déraisonner ; Ha. fouiller : mêler de manière à ne faire qu'un tout de différents objets ; E. fouiller : mêler, embrouiller, emmêler, mettre en désordre ; remuer un liquide, un mets en préparation ; parler confusément ou peu distinctement ; rouler par terre, donner une roulée, battre. A. Thomas, Essais de phi-

lologie française, 1897, p. 391-2.

143 TouPIER (tourner comme une toupie » : toupiant comme un fol autour des piliers (Prenostication, |'° partie). Th. foupier : circumverti, ambire ; Ha. foupier : piétiner sur place ; aller et venir continuellement sans but et sans utilité. Gamillscheg, 8522.

144 TRANLINE (trèfle » : glais, tranlines, aubespines, mugués (Chappelet des Dames, v. 151). He. tranelle, tranène, V. tranène, C. tramene ou treméne, E. tramene, Grandgagnage tremblene : trèfle.

145 TRIBOULER ( tourmenter » : il est descendu de sa haulte tour en ceste valee de misere pour tribouler les loyaux amoureux (RRM ch. 17). De là viennent le dérivé triboulis, { tourment » : Prince regnés en paix sans triboulis (Ballade figurée, v. 34) et le composé entribouler, { torturer » : Arsenicq, pour l'entribouler De ces rasteaux longs et agus (MSQ v. 11533). S. fribouler : rouler, troubler, remuer, agiter ; He. se tribouler : prendre beaucoup de peine, avoir des peines, des chagrins secrets ; V. se tribouler : faire ses affaires avec peine, à force d’expédients. Ga-

mullscheg, 866%.

146 TRIQUEBALLER « s’agiter » : les aucuns danser et baller Et les aultres tricqueballer (Regime a Verjus, v. 127) He. fringuebaler : faire des pas,

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