‹ Jean Molinet: La Vie - Les ŒuvresChapitre 151 sur 157 · FORME DES POÈMES · texte numérisé non relu

FORME DES POÈMES

Si Molinet présente une grande variété de rimes, 1l sait varier avec la même habileté les mètres qu'il emploie. Pour les étudier, nous étudierons successivement les poésies non strophiques, les poésies strophiques et les poèmes à forme fixe !,

1. En dehors des livres que nous ayons énumérés, nous avons consulté l'ouvrage de M.A. Jeanroy sur les Origines de la Poésie lyrique en France, Paris, 1925 (— Jeanroy, Origines) et le travail de M. Ph. Martinon sur les Strophes, Paris 1912, bien qu'il s'occupe peu du moyen âge (= Martinon, Strophes). Des pièces qui sont faites sur une seule strophe, nous indiquons le titre en entier ; pour celles qui comprennent deux ou plusieurs espèces de strophes, nous indiquons, en plus, les vers qui sont visés ; quant aux poèmes mixtes, nous signalons en chiffres romains le numéro d'ordre de la forme poétique à laquelle nous renvoyons. Les poèmes à forme fixe du Mistère de saint Quentin ont été étudiés par H. Chatelain dans ses Recherches.

POÉSIES NON STROPHIQUES

À Groupe monorime : Nous n’en avons relevé qu’un exemple : les 35 derniers vers de la pièce adressée Au roy de Castille sont des octosyllabes qui riment en -eur.

B Rime plate : Molinet l'appelle rime doublette : La plus facile et commune taille de rimes est la doublette, qui se puet faire en toute quantité de sillabes et le plus souvent en huit et en neuf (Langlois, Recueil…., p. 217) ; cf. Chatelain, Recherches, p. 83-85. Molinet s’en est surtout servi dans des poésies familières :

1 Octosyllabes : Graces sans villonnie ; Argumentum operis : Sermon de Billouart ; Le nouveau Calendrier ; Dictier joyeux ; Metres retrogrades pour les hommes et pour les femmes ; Ceulx qui sont convocquiés aux nopces Magdelaine de Laidin ; Dictier des quatre vinsfranchois ; À Maistre David Walle ; dans cette dernière pièce, les vers français et latins alternent.

2 Décasyllabes : Lettre missive de Molinet ; Recommendation a Jehan de Ranchicourt ; Ung present faict a l'empereur ; Le Cry des monnoïes ;

Mardement de froidure.

3 Dodécasyllabes : Response de Molinet a ung rebus ; Complainte d'’ung gentilhomme a sa dame ; Epitaphe du duc Philippe de Bourgogne.

C Pieces construites sur deux rimes a b répétées un certain nombre de fois :

1 Octosyllabes : Lettre a Anthoine Busnois : Lettre a Loys Compere.

2 Décasyllabes : Lettre a Monseigneur l'Archiduc : un vers français suit un vers latin.

POÉSIES STROPHIQUES

Les poésies strophiques sont de beaucoup les plus nombreuses. Quelques-unes ont des strophes de mesure inégale, qu'on appelle hétérométriques : la plus grande partie, au contraire, ont des strophes de même mesure ou isométriques..

Strophes hétérométriques

1 a10 D10 410 410 L10 10 C8 C8 : ce genre de huitain que nous n'avons pas retrouvé ailleurs (Chatelain, Recherches, p. 102), a été employé

deux fois par Molinet : Les eages du Monde ; De Nuz de Nus.

2 Lai : le lai est un poème dont la définition varie avec les traités de rhétorique ; il est caractérisé, suivant les plus anciens, par le nombre, la variété et le parallélisme des couplets ; suivant les derniers, par la structure du couplet et par la présence de vers courts. Molinet se conforme à cette dernière définition ; il constate que le simple lay est assez usité en oroisons, requestes et loenges et en propose le type suivant : a? a b? a° a D? D’? b5 a° b7 E a7. On en trouve plusieurs variantes dans ses œuvres :

Dizains : a) a? a’ a? a° b? 4° a° a° a° b? ; Molinet emploie cette forme de lai à plusieurs reprises, mais il fait rimer le dernier vers de chaque strophe avec le premier vers de la strophe suivante ; c’est ainsi qu'il a sept lais enchaînés dans les Regrés des pere et mere, v. 105-174, et huit lais enchai-

nés dans le Siege d' Amours, v. 153-232.

b) a? à a° & D? a? à? a° a b? (deux fois) : c’est un double lai, comme Molinet nous l'indique lui-même : les pastoureaux d'avant les champs, a maniere de double lay, chantent en leurs doulces musettes : Noble englentier

flourissant, Fleur issant.… (Le Chappelet des Dames, VD. Douzains : a) a° a a° b? a° a a8 D? LS LS c? c’ : La Complainte de Grece se termine par deux lais de ce genre.

b) a° a° a5 b? a? a? & D? D? D? b5 4° et a? a° 8 D? b? a? a? a8 D? D? ES a7

mie | loge

(deux fois) : L'Arbre de Bourgonne, II : Estocq de nobilité, Puisque par mortalité... Chatelain, Recherches, p. 97.

€) a19 b10 410 D10 c10 € 10 q10 d10 €8 {5 e8 F8 : . Epitaphe de J. Ochegem, | str.

1) a a% ba a°:b°.b°,b°a9 DFE af :

Chanson sur l'orde de belistrie, 9 str.

Seizains : a) a!° a? a? 5 a10 à? 22 D6 D6 DS 6 c4 D6 D£ ES ct :

Neuf seizains de cette forme se trouvent dans la Ressource du petit peuple, 1 : Justice suis, privée de solas, Es las, Helas, De fausse tirannie…

Îls ne sont pas relevés par Chatelain, Recherches, p. 98.

bJ'arta/a b'atata" bb EE 2 Libre

Dans l'Oroison a Madame sainte Anne, cette strophe en forme de lai alterne avec un quatorzain de décasyllabes. Elle est également dans le Trosne d'honneur, Il : Bienviennant l'honneur de France, Pillier de foy, L'asseurance… *

c) On a encore une variante du lai précédent sous forme fatrisée : le premier vers est repris à la 12° place et le second à la 16°. Molinet n'a pas manqué de définir cette variété : Quant une longue ligne est enlachie entre la longue et la courte, adont est ce lay renforchiet. Et avec ce que le dict lay est renforchiet, a la fois il est fatrisiez par la reprise des deux premieres lignes (Langlois, Recueil.…., p. 241). On en a deux exemples consécutifs à la fin du Trosne d'honneur : Regne en triumphe et prospere, Vis en glorieuse spère.. Chatelain, Recherches, p. 224, constate qu’on rencontre trois pièces identiques dans le Mistère de S. Quentin, mais les appelle à tort des fatras simples.

Vingtain : af a8 aô af bô af a af at DS DS DS DS Bt a8 DS LS DS bi 2 : Ce lai se touve dans le Chappelet des Dames, IT : Angelicque fleur, ancolye Qui pour brisier melancolye.. 11] est mentionné par Chatelain,

Recherches, p. 133.

Strophes isométriques

Quatrains 2

1° Quatrain de vers de sept syllabes a b a b : Le premier quatrain des Neuf preux de gourmandise.

2° Quatrain d'’octosyllabes : a) aaaa;les plus anciens exemples remonteraient à la fin du XII° siècle ; Naetebus, p. 52 ; Chatelain, Recherches, p. 86 : .

L'epitaphe Hotin Bcnnelle, 20 quatrains.

b) aabb: cette forme apparaîtrait dès la seconde moitié du X°

siècle ; Naetebus, p. 133-138 ; Chatelain, Recherches, p. 88 :

Regime a Verjus, 45 quatrains ; Lettre a Guerard de Watrellet, 46 vers ; dans cette pièce, le français alterne avec le latin ; la dernière strophe est un sixain d'octosyllabes aabbcc.

c)ababh: Chatelain, Recherches, p. 89 ; Naetebus, p. 171 : Le Present d'ung cat nonne, 44 vers ; Letania Minor, vers 1-116.

3% Quatrain de décasyllabes : abab: Naetebus, p. 160, cite une pièce du début du XVE siècle ; Chatelain, Recherches, p. 90 :

Les six triumphes : 4 premiers vers.

Cinquains :

aabab ; Chatelain, Recherches, p. 130 :

L'Arbre de Bourgonne, 1, 10 strophes.

‘ Sixains

19 Sixain de vers de six syllabes : aa ba a b ; Naetebus, p. 98, en donne un exemple de la première moitié du XIV® siècle : Chatelain,

Recherches, p. 111 :

Collaudation a Madame Marguerite : les sixains alternent avec des huitains de décasyllabes abaabbecc.

2° Sixain d'octosyllabes : a) a a b a a b : selon Naetebus, cette forme daterait du milieu du XIIIE siècle ; Chatelain, Recherches, p. 111, montre qu'elle fut en vogue au XVE siècle :

Letania Minor, v. 116-176 ; Au roy de Castille, v. 9-26, trois sixains dont les rimes sont enchaïnées.

b)aaabab; Chatelain, Recherches, p. 120 :

Lettres missives de Verjus, 28 strophes.

3° Sixain de décasyllabes : a a b a a b ; Chatelain, Recherches, p. 111 : Le debat de l'aigle, du harenc et du lyon, 28 strophes ; Les six triumphes, toute la pièce sauf les quatre premiers vers.

Septains :

1° Septain de sept syllabes : ababbcc: Chatelain, Recherches, p. 145 :

Le'Throsne d'honneur, 3 dernières strophes.

29 Septain de huit syllabes : ababbcc; Naetebus, p. 168, cite une pièce de 1381 ; Chatelain, Recherches, p. 145 :

Debat du leup et du mouton, v. 41-293 ; le septain se termine par un proverbe qui est le premier vers de la strophe suivante.

39 Septain de décasyllabes : ababbcc: Chatelain, Recherches, p. 145 :

Les abusions des Cloistres, douze strophes qui se terminent, sauf la première, par un proverbe.

Huitains

1 Huitain de vers de 6 syllabes :a ba b c dc d ; c’est ce que Molinet nomme riqueracque et dont il donne la définition : La riqueracque est a maniere d'une lungue chanson faitte par couppléès de six et de sept sillabes la ligne et chascun couplet a deux diverses croisies : la premiere ligne et la tierce de sillabes imparfaittes, la seconde et la quatrieme de parfaittes ; et pareillement la seconde croisie, mais distinctes et differentes en termination ; et doit tenir ceste mode de sillabes en tous ses couplès, affin qu'elle soit convenable. Au chant de ceste. taille couloura messire Georges Chastellain ses Croniques abregies (Langlois, Recueil, p. 247) ; Chatelain, Recherches, p. 89 : :

Recollection des merveilleuses advenues, 148 strophes ; La robe de lArchiduc, 21 strophes.

2° Huitain de vers de 7 syllabes : a) aaabaaab:

Oroison de saint Ipolite ; les strophes alternent avec des huitains de décasyllabes ; il faut excepter les vers 265-272 et 313-320 ; les premiers sont du type ab a b bcbc, les seconds, dutypeababcdcd.

b)ababbcbc; Chatelain, Recherches, p. 92 :

À Mathurin Clément, 5 strophes en latin avec refrain ; Oroison de Saint

Ipolite, v. 265-272.

c) abaabbcc; Chatelain, Recherches, p. 101 ne signale pas de strophes en vers de 7 syllabes :

Les neuf preux de gourmandise, v 5-76.

39 Huitain d'octosyllabes : a) aaabaaab ; Chatelain, Recherches, p. %6: | | Au roy de Castille, v. 1-8.

bjababbcbc; Naetebus, p. 168 signale une pièce de 1307 ; Chatelain, Recherches, p. 92, montre le succès qu'obtint cette forme au XVE siècle :

Le Testament de la guerre, 22 str., Le donnet, 81 str. Devise de Jehan du Gaugher et Replique angelique, 22 str., Fut presenté a ung prelat de Haynau, 10 str., Dictier pour penser a la mort, 16 str. ; Dictier pour Jehan de Tournay, 12 str.; Present pour ung saint Jorge, 3 str. ; Deux vers ou battons wittains a la loenge de France, 2 str. ; Oroison sur Maria, Marie, mere merveilleuse, 5 str. ; Dictier a cause des vins vers, 10 str. ; Sur la nativité Monseigneur le duc Charles, 9 str. ; dans ces deux dernières ” poésies les vers français et latins alternent ; Le Siege d’ Amours, v. 9-152 ; Le Chappelet des dames, les trois derniers huitains ; Le Naufrage de la Pucelle, les trois derniers huitains.

c)abaabbcc; Molinet nous donne des indications sur l’origine de cette strophe : Autre taille de vers huytains se fait par autre croisure, de laquelle Monsieur l'Indiciaire fut principal inventeur (Langlois, Recueil, p. 220). Il s’agit ici de Georges Chastellain ; Chatelain, Recherches, p. 101 :

Le Revid a ung nommé Maitre Pol, 15 str., Lettre a Jehan de Ranchicourt, 3 str. ; Dictier a Monseigneur de Nansau, 11 str. ; Dictier de Renommee, v. 1-72 ; Complainte sur la mort Madame d'Ostrisse, les six derniers huitains ; Debat des trois nobles oiseaux, v. 17-152 ; le Temple de Mars, les huitains d’octosyllabes alternent avec des huitains de décasyllabes: Le Siege d’'Amours, v. 233-303 ; Debat du viel gendarme, 40 str. ; dans ces deux dernières pièces, le huitième vers est le premier vers de la strophe suivante ; c’est un proverbe dans le Siege d’ Amours et, dans le

ire

Debat du Viel gendarme, un vers de chanson ; L'Arbre de Bourgonne, les six derniers huitains.

4 Huitain de décasyllabes : a) ababbcbc; cette disposition de rimes encore rare au XIII® siècle devient au XIV® siècle la forme habituelle de la ballade ; Chatelain, Recherches, p. 91 et 92 ; Langlois, Recueil, p. 59 :

Le Jeu de palme, 9 str. ; Chappelet des Dames IV, 1 str., Oroison dont les mots se commencent par R; Naufrage de la Pucelle, IV, 1 str. : Triumphament querés honneur et pris...

b)abaabbcc; Molinet déclare dans son Art de Rhétorique que cette taille est maintenant en usage (Langlois, Recueil, p. 221) ; c'est celle qu il a employée le plus volontiers ; Martinon, Strophes, p. 332 ; Chatelain, Recherches, p. 101, dit qu'il l’a relevée dans 27 pièces ; nous en avons trouvé davantage :

Epitaphe de Dame Ysabeau, 18 str. ; Epitaphe de Simon Marmion 6 str. ; Epitaphe de Monseigneur Henry de Berghes, 8 str.; La naissance de Charles d'Austrice, 23 str. ; Nativité de Madame Lienor, 15 str. : Trespas d'Albert duc de Zassen, 14 str. ; Au comte Englebert de Nassau, 21 str. ; La Mort Federicq empereur, 23 str. ; À Nicolas de Ruttre, 10 str. ; Aliance matrimoniale, 18 str. ; Voiage de Naples, 18 str. ; Voiage d'Espaigne, 27 str. ; Journee de Therouenne, 30 str. ; Dictier a la Vierge Marie ou pour un amant a sa dame, 15 str. ; Dictier a ung prebstre, 8 str. ; Lettre a Florimond Robertet, 4 str. ; Gaiges retrenchiés, 10 str. ; À Madame Marguerite, 6 str. ; l'Arche ducalle, 12 str. ; Complainte des Trespassés, 12 str. ; Miroir de Vie, 42 str. ; Cœurs vertueux, inspirez de proesse, 8 str. ; Ad laudem lrundinis, 18 str. : Dictier sus ceux de Gand, 24 str. ; Complainte sur la mort Madame d'Ostrisse, v. 1-400 ; Dictier de Renommee,. v. 217-288 ; Debat du poisson et de la Chair, 37 str. ; le huitième vers de la strophe est un proverbe qui forme le premier vers de la strophe suivante : Debat des trois nobles oiseaux, v. 1-16 et 153-168 ; Regres de la mort Philippes, v. 1-160 : Le Temple de Mars, les huitains de décasyllabes alternent avec les huitains d’octosyllabes ; Le Bergier sans solas,, les huitains de décasyllabes alternent avec les dizains de vers de 5 syllabes ; Le siege d'Amours, v. 1-8, 344-367, 394-409 ; Collaudation a Madame Marguerite, les huitains de décasyllabes alternent avec des sixains de vers de six syllabes ; Oroison de saint Ipolite, les huitains de décasyllabes alternent avec des huitains de vers de 7 syllabes ; Le Naufrage de la Pucelle, I, 12 str. : IL, 6 str. : La Ressource du petit peuple, 1, 18 str. ; La Complainte de Grece, 1, 17 str. ; Le Throsne d'honneur, I, 21 str. ;

L'arbre de Bourgonne II, 7 str. ; Traictié soubz obscure poetrie, v. 1-8 : quarante pièces, en totalité ou en partie, présentent cette forme de strophe. Si nous ajoutons que beaucoup d’entre elles ont des rimes batelées, nous pourrons conclure que Molinet a une prédilection spéciale pour le huitain de décasyllabes a b a a b b c c avec rime intérieure.

Dizains

19 Dizains de vers de 5 syllabes :aaaabaaa a b ; Chatelain, Recherches, p. 131, cite un exemple du Mistère de saint Quentin, v. 18766... :

Le Bergier sans solas, les dizains alternent avec les huitains de décasyllabes dont il vient d’être question.

20 Dizains de vers de 7 syllabes : aaaabaaaab ; Chatelan Recherches, p. 132 :

Le Siege d' Amours, v. 304-344 ; le dernier vers de chaque strophe rime avec le premier de la strophe suivante ; Oroison a saint Adrien ; les dizains alternent avec des quatorzains de décasyllabes.

30 Dizains de décasyllabes : a)aabaabb cb c ; Chatelain, Recherches, p. 136 :

Debat du leup et du mouton v. 1-40, 294-313.

b)ababbccdecd; Chatelain, Recherches, p. 135 :

Traictiet de la harpe, 8 str. ; Response a Maistre À. Busnois, 10 str.

c)abaabbcbbc, Chatelain, Recherches, p. 134 en signale un exemple de G. Alecis, II, 307 :

Le Chappelet des Dames, {, 19 str., le dernier vers de chaque strophe rime avec le premier de la strophe suivante. s dJabaabbccdd:

Dictier sur Tournay, 33 str.

Onzains

19 Onzains d'octosyllabes : abaabbccdcd :

Oroison a Nostre Dame, Tout a par moy, affin qu'on ne me voye : les onzains d'octosyllabes alternent avec des onzains de décasyllabes de même forme.

20 Onzains de décasyllabes :abaabbccdcd:

Oroison a la Vierge Marie : À la divine, ardue sapience, 18 str.: Oroison a Nostre Dame, Tout a par moy...

Douzains

1° Douzains de vers de 5 syllabes :aabaabbbcbbc:Chatelain, Recherches, p. 114 :

Le Chant de la pye, 6 str.

2° Douzains de décasyllabes : ad) aabaabbccdcd; Chatelain, Recherches, p. 126 :

Debat d'apvoril et de may, 18 str. ; le dernier vers de la strophe est un proverbe qui est en tête de la strophe suivante.

bjababbccddede:; Chatelain, Recherches, p. 126 : La bataille des deux deesses, 11 str. : Dictier poetical, 8 str., qui se terminent par le même refrain.

Quatorzains

19 Quatorzains d'octosyllabes : a) aaabaaabbbabba ; Chatelain, Recherches, p. 148 :

Oroison a Saint Gabriel, | str. avec acrostiche. b)aabaaabbbcbbbc:

Pater Noster, 16 str. : Oroison a la Vierge Marie : Ave, angelicque salut. 16 str.

2° Quatorzains de décasyllabes : a) aabaabbccddede ; Chatelain, Recherches, p. 148 :

Oroison a Madame Sainte Anne, les quatorzains alternent avec des seizains que nous avons mentionnés dans les strophes hétérométriques.

b)aabaaabbbabbba:

Oroison a Saint Adrien, les quatorzains alternent avec des dizains de vers de sept syllabes.

Quinzains

Quinzain de décasyllabes : abaabbcbbccdccd:

Chappelet des Dames, V : Pourpre roial, fleur de jennette nette. | str.

Seizains

Seizain de décasyllabes : aaabaaabaaabaaab, Chatelan, Recherches, p. 97, signale un lai de cette forme dans Alain Chartier :

Devote loenge a glorieuse vierge Marie, 15 str.

Trentains

Trentains de décasyllabes : a)aaaaabaaaaaabaaaab — aaaaabaaaaab:

Lettre a De Fenin, | str.

baaaabaaaabaaaab bbbbabbbba bbbba:

Lettre de Recommanchon , | str.

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