Voir, chap. 11, la liste chronologique des œuvres
2. Au roy Herode, pastoureaux et autres, en nombre de 22 personnes et plus, et ou estoit Mousinet de Vallenchiennes, cedit jour, au souper, au Cherf, a l'ordonnance de Messeigneurs eschevins, donnet 70 s. ; cf. G. Cohen, Le livre de conduite du Régisseur et le compte des dépenses pour le Muystere de la Passion, joué à Mons en 1501 (Paris, 1925), LXVII.
3. Sur Jean Standonck, voir encore, Molinet, Chroniques, ch. 322,
soie 10 2 Nes
Le bon Standon, plus pur que n'esi or fin, Le grand prescheur, maistre Olivier Maillart, Nourrys de toy, qui pis vault que viel lart, Sont expirés et mis en basse lame.
Molinet envoie quelques lettres rimées à plusieurs de ses contemporains 1. Philippe de Fenin s'était avisé de lui adresser une piécette où des monnaies figuraient le début et la fin de chaque vers ? : Molinet lui fit réponse de la même manière. Vers 1495, Guillaume Crétin lui avait demandé de célébrer la mémoire d'Ockeghem et Molinet avait composé deux épitaphes, l’une en français, l’autre en latin. Un peu plus tard les deux rhétoriqueurs échangèrent des épiîtres fort élogieuses.
Un autre correspondant de Molinet fut Florimond Robertet. Ce personnage important, d’abord attaché au service de Charles VIII, était, en 1500, conseiller de Louis XII et secrétaire de ses finances. Quand Philippe le Beau revint d'Espagne en 1503, son beau-père, le roi Ferdinand, quiavaiteu des difficultés avec Louis XII, ne consentit au retour de l’archiduc que si le roi de France voulait bien donner des ôtages. De jeunes princes du sang furent envoyés à Valenciennes : ils furent logés à la Salle le Comte et Charles de Croy, en particulier, eut mission de leur faire fête ?. Mes
En cette occasion, Molinet écrit à Florimond Robertet. Il lui rappelle l'amitié qui unissait Jean Robertet, son père, et Georges Chastellain,
ve 9-16.
George, mon maistre et ton elegant pere, En temps prospere, eurent loz authentique De bien dicter, qui sur tous ars impere ; Mais ‘toy, j espere, es en plus haulte sphere, Qui recupere et passe rethorique….
1. Dans une étude sur la Vie littéraire à la Cour de Louis XII, P.-A. Becker établit que ia missive én vers a été en usage dès la fin du XIV® siècle (NeuphilologischeMitteilungen,