‹ Jean Molinet: La Vie - Les ŒuvresChapitre 63 sur 157 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Ed. Langlois, v. 4258 : Texte de He

Quenois le tu de plus ? Je non, Quenois le tu de plus ? Je non, Fors tant qu’il me bailla ses regles, Fors tant que mes rieulles m'aprist Et s’en foi plus tost qu'uns aigles. E dont a la voie se mist.

Le cognois tu plus avant ? Non, fors tant que ses regles me bailla et s’en vola comme ung aigle.

Si revient toute enluminee Si revient toute enluminee Des rais que li solauz li montre, Des rais que li solauz li preste,

Qui d'autre part reluist encontre. Car de clarté avoir est preste.

Elle revient toute esluminee du soleil fort bel qui luy monstre ses rays et d’aultre part resplend a l'encontre d'elle.

Comme, dans la seconde partie du Roman de la Rose, la version de Molinet concorde le plus souvent avec le texte établi par Langlois, on peut conclure que le traducteur s'est servi d’un meilleur manuscrit. Pourrait-on le déterminer exactement ?

Pour faire le classement des manuscrits du poème de Jean de Meung, E. Langlois s'appuie sur deux vers ajoutés après le vers 8178 ; il établit que les manuscrits qui n’ont pas cette interpolatior sont peu nombreux, mais sont, en revanche, les meilleurs. Or Molinet n'a pas traduit les deux vers interpolés. Il en résulte qu'il avait sous les yeux un manuscrit que Langlois a rangé dans le premier groupe !. D'autre part, après le vers 11222, divers manuscrits insèrent un développement de longueur variable sur le privilège de confesser accordé à Faux-Semblant ?. Plusieurs même, qui sont de moindre valeur, présentent sur le même sujet une digression de 98 vers, dont Molinet donne une exacte version. Il devait donc avoir également sous la main un manuscrit d’un autre groupe, mais il r'est pas possible de préciser davantage.

Plusieurs conclusions se dégagent de cet ensemble de faits. Pour moraliser le Roman de la Rose, Molinet consulta plusieurs manuscrits qu'il trouva sans doute dans la bibliothèque de Philippe de Clèves, seigneur de Ravestain *. Pour la première partie du poème, il utilisa

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