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L'idolâtre dur qu’'achier os ejus lapidibus tunde- Vous fit, pour vous effachier, * retur. Cui Hippolytus : De cailleaux tondre et frochier Non me exspoliasti, sed La bouche, qui replicqua : magis vwestiüsti. |
Tu me cuides despoullier, Mais tu me fais habillier,
D'habit que ne puis soullier,
Que Dieu fit et fabriqua.
Les poèmes hagiographiques de Molinet re sont pas toujours exempts de préoccupations intéressées. Dans la courte Oraison de saint Gabriel nous trouvons, en acrostiche, le nom de Jehan de Wargny à qui le poète voulait témoigner sa gratitude. L'Oraison de saint Ipolite fut composée à la requête de maître Hippolyte de Bertholz. Ce personnage avait fait sa carrière dans le service des finances. En 1475, il était grefñer de la Chambre du Trésor ; en 1481, conseiller et argentier de la duchesse douairière, Marguerite d’York. Il remplit, en 1486, les fonctions de maître de la chambre aux deniers de l’archiduc Philippe ; il succéda, en 1489, à Jean Ledoux, comme maître en la chambre des Comptes de Lille et, en 1495, il était confirmé dans cet office par Philippe le Beau ?. C'était un fonctionnaire important dont l'appui était d’autant plus précieux que Molinet ne touchait pas toujours régulièrement ses gages. Dans le poème qu'il dédie à Hippolyte de Bertholz, Molinet insère, à plusieurs reprises, sa devise et celle de sa femme.
Ces divers poèmes n'ont pas grande originalité : la richesse du vocabulaire et les prouesses de versification leur donnent quelque valeur. On peut en juger par ce passage de l'Oraison de saint Adrien, v. 145-158 :
O quan bien digne est d'avoir collaudace La dame en qui florissoit tel audace, Plaine d'ardant vif amour intrinsecque !
Panthasilee, Olimpias, Candace,
Ne roy ne rocq de Tarse, ne de Dace N'ont amassé telle recommandace, Qu'elle a merit par loenge extrinsecque ; Toujours te fut soigneuse pedisecque, Quoy qu'on martelle, ou defroisse ou dissecque,