CHAPITRE [V. — Pecquet suit vers le bas les ca
naux qu'il a trouvés, il étudie leurs rapports dans le thorax ; au-dessous du diaphragme, il voit les deux canaux se fusionner en une ampoule à parois minces, mais brusquement l’ampoule se déchire, les vaisseaux lactés disparaissent. Tout est à recommencer.
CHAPITRE V. — Chez un nouveau chien bien nourri, il lie les deux troncs lactés à leur embou-
chure dans les sous-clavières pour éviter l’écoule-
ment du chyle. Il ouvre les rameaux vasculaires qui se rendent au foie pour voir si l’un d’eux laisse écouler du chyle. Aucun résultat. Il épargne le mésentère qu’il lie près de sa racine, mais ouvre la veine porte et ses branches, fend la veine cave depuis les iliaques jusqu'au diaphragme. Pas trace de chyle. Donc voilà toutes les théories anciennes : apport au foie, passage par les veines mésaraïques ou la veine cave inférieure,qui sont détruites. Et Pecquet incontinent fend le diaphragme avec précaution, met le tronc de l'aorte à découvert et sous lui, à la naissance des artères diaphragmatiques, voit les deux canaux lactés se réunir pour former le réservoir, receptaculum, du chyle. « Alors, substituant les doigts aux yeux, je tâte le refuge du chyle, en appuyant l'index sur lous ses ponte ét mon scalpel
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