LENS RE
ché par son attachement, avait dit que « Pecquet rimait et rimerait toujours avec Fouquet ». En février .1655, un an après la mort de Pecquet, le malheureux Fouquet souffrant était assez ignorant des choses du dehors pour écrire à sa femme : « Envoyez à M. Pecquet qui sait mon tempérament un petit
mémoire. »
Pecquet à l’Académie des Sciences. — Pecquet resta fort peu de temps à Dieppe et par Mme Fouquet obtint son rappel. Quand il rentra à Paris, sa réputation scientifique était telle que Colbert, adversaire juré de Fouquet, ne lui tint pas rancune de son dévouement au surintendant. Lorsque le roi lui laissa le soin de joindre des physiciens à la compagnie des mathématiciens qui composaient l’Académie Royale des Sciences, Colbert, sur sept nouveaux membres, choisit deux médecins : Jean Pecquet et Louis Gayant, chirurgien juré, connu seulement pour avoir défendu les idées et les expériences de Pecquet. Voici donc Pecquet académicien à 44 ans. Il suivait assidûment les séances et on trouve de lui quelques communications. Le 27 mars 1667, avec ses deux collègues Gayant et Perrault, il relate une dissection dans laquelle il croit découvrir une communication du canal thoracique avec la veine rénale. Il ajoute cependant prudemment «on ne doit rien inférer d’un seul sujet ». En juillet 1668, on trouve une note «sur le sujet des vers qui se trouvent dans le foye de quelques animaux ».
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DAanx.-
En 1669, Pecquet publie une lettre sur «une nouvellé découverte touchant la vue » faite par Mariotte,. Celui-ci, après avoir décrit le phénomène portant son nom et aujourd'hui bien connu, en avait conclu que la vision était l'apanage de la choroïde et non de la rétine, Pecquet, guidé par son admirable bon sens et s'appuyant sur la dissection des yeux dans les
diverses espèces animales, défendit la thèse réti-
nienne. Il voit nettement le rôle protecteur du pigment choroïdien,déclare que « la rétine,par le moyen du nerf optique dont on peut dire qu’elle est une production, tire sa première origine du cerveau » el donne du phénomène de Mariotte une explication
assez plausible pour l’époque.
En 1650, il est signalé comme se livrant à la dissection d'animaux rares, tels que lions, panthères, avec ses collègues de l'Académie. Et c’est tout.
Mme de Sévigné et son médecin. — La
perte de son protecteur lui faisait une nécessité
d'exercer la médecine. Il est cité comme faisant