Nouvelle 32% iv e journée ; récit confirmé par Brantôme
2. D'après sa déposition au Procès de canonisation de saint François de Paule, Bourdichon devait être né en 1457. Il se trouvait donc tout à fait contemporain de Perréal.
c'est-à-dire parmi les gentilshommes, et tous deux sur le même rang; cependant, Bourdichon conservait les besognes d'enluminure et les travaux secondaires,tandis que Perréal semble planer dans Part du dessin et du portrait et tient le haut bout.
Nous nous apercevons immédiatement de sa faveur. Au lieu du petit hôtel qu'il louait à un certain Pierre de la Bastide, rue Buisson ou rue de la Gerbe à Lyon, et qui lui valait 25 sous d'impôt, Perréal s'achète, dès 1499, un hôtel dans une rue nouvellement percée; il achète en même temps, près de N.-D. de Confort, une « vigne », ce desideratum de tous les artistes d'alors (Ludovic le More venait aussi, à Milan, de gratifier d'une vigne Léonard de Vinci). Une des grandes passions de Perréal fut toujours de lutter contre les impôts ; les artistes n'en payaient point à Bourges \ et Perréal apportait à Lyon ces idées-là. Il obtint par faveur, en 1499,