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politique , et qui , dans un de vos écrits (du mois de septembre, je crois), placiez naïvement la tête de J. P. Brissotentre le buste de J. J. Rousseau et de Mably; c'est à vous de remplir les deux tribunes de l’Assemblée Nationale et dés Jacobins. Je ne vous les dispute point ; mais j’ai cru devoir à mes concitoyens de leur présenter le tableau de vos principales opinions et leurs résultats. J’ai dit les faits. En vous écrivant, le mépris a pris insensiblement la place de l'indignation. J’ai ri, me voilà désarmé ; et je doute si je dois conclure de tout ceci pour la perfidie ou l’impéritie de votre part. Je ne conclus point; ruais je vous défie de nier vous-même que dans les deux cas et à coup sûr , vous n’ayez été le plus grand tueur de tous nos médecins politiques.
Notes.
(1) Les Puritains, du temps rie Cromwel , portoient leurs cheveux coupés en rond. Quelques aides^ de-camp de Lafayette avoient mis à La mode cette chevelure’ républicaine. Le nom de têtes rondes leur vient d’une exclamation de la femme de Charles I. qui , dans le tumulte de W estminster en 1640 , voyant sous ses fenêtres , parmi les plus fougueux motionpaires, Samuel B^rnardiston , s’écria: Que voilà une belle télé ronde !
( 2 ) On ne manquera pas de prouver encore par ce paragraphe, que j’ai vendu ma morale aux joueurs; snais je la leur avois donc vendue il y a deux ans. Car ^ dans mon numérô 20, il y a un endroit remarquable , où , au sujet de MabJy et de la loi de Lycurgue , que tes Lacédémoniens tC aur oient de meubles que ceux faits avec la eoignée et la je développois let
mêmes principes sur notre liberté. Je fus bien un peti grondé par Brissot , parce que je ne consentois pas à ciiasser tous les pâtissiers et même les menuisiers de la république, "pour n’y laisser que des charpentiers. Il déplora mon aveuglement sur cette doc‘. rine détestable y mais il n’aila pas jusqu’à dire que j’tois vendu.
(3) Voici le fait. A l’époque de mon renouvellement de bail avec Garnery , quelqu’un vint s’offrir à moi pour libraire de mon Journal, et- m’en propbsa ïoooo francs. - - Mais êtes-vous solvable? — Il demeuroit dans la même maison que moi ; et pour me mon* trer qu’il n’étoit pas sans patron, il tira de sa poche une lettre où il me fit voir la signature de' Lafavette. Je fus rassuré par un si bon répondant 5 et pour me laisser moins douter encore de ses relations, il m'offrit de me mener chez le général , voire y dîner toutes et qu antes fois j’en serois curieux. Nous y allâmes ensemble un malin. A la manière dont il fut reçu , je vis bien qu’ils étoient de connoissan.ce. En sortant , je me souviens que M. Ramond, qui étoit dans l’antichambre, me donua les plus grandes marques d’estime et de satisfaction , par des batteinens de mains# J’étais suffisamment rassuré sur la solvabilité du libraire. Je signai le marché. Depuis, j’ai été confirmé dans mes soupçons sur le bailleur de fonds, quand j’ai vu le général flatté si souvent dans les gravures en tête dn numéro, et l’éditeur «i souvent en contradiction avec l’auteur. Mais quel, que fût mon libraire , étoit ce se vendre de tirer de ma plume 1 cqooo liv. dans un temps où on étoit affamé de journaux , oùPriitîhomme don n oit 25, 000 liv. à Loustalot -, où mon Journal avoit le plus grand succès y' où il rapportoit 3o,ooo 1. puisqu’il avoit trois mille acheteurs ? Etoit-ee me vendre que de toucher ioyoco Iry. par les mains d’un autre , tandis que j'en au rois touché trente' mill® par les miennes , si je n’ avais voulu me débarrasser des détails de l’expédition ? Et y àuroit-il rien d’absurde comme ce reproche qu’on me feroit , d’avoir été vendu à .La fa y et te , qui n’a été jugé par personne si sévèrement que par moi?
Violation de la Loi.
Citovens ! On a violé la loi et vous allez juger avec quelle indignité.
Les législateurs patriotes se sont récriés dans le tems contre les décrets de la police correctionnelle , rendu sur le rapport de Desmeuniers , dont maints articles décèlert, par leur sévérité, l’intention éyidentê de rendre le joug de la loi plus insupportable que celui du despotisme , de faire regretter les Lenoir et les Sartine , et de fortifier -du soulèvement auxiliaire de tous les vices , la révolte de tous les crimes et de tous les abus contre la constitution.
Eh bien î ce sont ces loix si sévères , si monastiques 9 que le tribunal de police correctionnelle trouve trop douces ; et ce n’est pas contré leur exécution qu’on réclame, mais encore contre leur infraction.
L’article 6i du décret porte : les jugemens en matière de police corectionnelle pourront être attaqués par la voie de V appel.
L’article 35 concernant le plus grave de tous les délits soumis àla police correctionnelle , celui d’avoir escroqué la totalité, du partie de la fortune d’un citoyen porte ; encàsdAappef le condamné gardera, prison 9 à moins que les jdges ne trouvent covenablç de le mettre en liberté sous une caution triple de V amende.
On fait que parles loix anciennes , l’appel étoit suspensif de la peine infamante. Jamais dans l’ancien régime on n’envoya un homme à£iscètre? ni une femme