‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 16 sur 43 · Lettre de .1. Alvarotto, p · texte numérisé non relu

Lettre de .1. Alvarotto, p

t. Lettre de Cliantonnay, ambassadeur d'Espagne, du 20 février, de Veiulomo (Mdinoireu de Co/k/p, t. IL p. \X\ ,

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trouvèrent prêt à se mettre au lit, et il eut encore le courage de s'entretenir quelques instants avec eux, (( leur disant qu'on Tavoit assez maltraicté pour une fois, mais qu'il ne se trouveroit pas qu'il eust jamais fait de telles dépesches, car il aimeroit beaucoup mieux mourir qu'en faire de pareilles, et n'eust jamais pensé qu'il y eust tant de cruauté en France... Puis ils lui rendirent compte sommairement, pour ne l'ennuyer, de leur négociation, dont il se resjouit, voyant les affaires si bien acheminez à la paix ' ». Dans la soirée, de même, et « peu après, les capitaines de l'armée le vinrent visiter, portans au cœur et au visage une incroyable tristesse ; ausquels il dit qu'ils véoient en quelle façon estoient traictez les gens de bien et les bons serviteurs de Sa Majesté ; que l'on frappoit ainsi par derrière, quand on n'osoit frapper par devant ; qu'il les prioit de parachever les dépesches qu'il avoit commencées, et de pourvoir aux affaires de la guerre, sans que, pour sa blessure, le service du Roy fust retardé, et que ses secrétaires obéiroient à leurs commandements, en attendant des nouvelles de la Roy ne '-' ».

Momentanément rassuré, l'entourage du duc se préoccupa tout de suite alors d'informer la cour, à Blois, de l'attentat, et des moyens d'en retrouver l'auteur. Nul ne se doutait de ce qu'il pouvait être devenu. La nuit rendait toute recherche impossible. Le matin venu, seulement, on envoya battre la campagne environnante par plusieurs détachements de soldats. Jean Le Seurre, secrétaire du duc, prit eu particulier quatre hommes de sa garde, et, leur promettant cent écus à chacun, se mit à leur tête pour commencer les recherches, avec le signalement, aussi précis qu'on put le lui fournir, du meurtrier -^.Mais, partis le vendredi matin, de bonne heure, lui et sa troupe n'avaient le vendredi soir rien trouvé encore, si ce n'est le maréchal ferrant chez lequel un individu, qui paraissait bien être le meurtrier, avait récemment fait ferrer son cheval pour un écu '. La nuit interrompit la poursuite qui se continua le samedi matin. Elle semblait devoir rester toujours infructueuse. Etant cependant à cinq ou six lieues du camp environ, entre Olivet et Jargeau \ et passant près d'un

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