Lettre d'Alvarotto {Henatn di Francia, p
2. L'interrocfaloire et déposition faicte ii un nommé Jehan de Poltrot, soi/ disant seiynenr de Merey, sur la mort de feu M. le duc de Guise, 1563 (En. FouR^■IEH, Variétés historiques et littéraires, t. VIII, p. 5 et siiiv.).
?. Seconde déclaration de Vamiral de Coligny au sujet de Poltrot, du 5 mai lj<i3 Mémoires de Condé, 17 53. t. IV, p. 3i8\
POLTROT Dli MÉRÉ, MEURTRILK DE M. UE GLISE 25
Poltrot, veu la résolution quelles sça voient qu'il a voit de long-temps prise de ce faire» '. La parenté de Poltrot avec Ravaillac n'est, en revanche, rien moins que prouvée.
Où est, d'autre part, la seigneurie dont Poltrot prenait le titre ? Question aussi mal résolue que la précédente, quoiqu'elle ait été plus discutée. Il est démontré que le Méré de Poltrot n'est pas, comme on l'a cru longtemps, le Méré, situé dans la paroisse de Bouex, qui ne porte ce nom que depuis le commencement du XYtr*" siècle ~. De même prétendre, en invoquant la problématique parenté de Poltrot de Méré et de Ravaillac, que le moulin à blé dit de Méré, sur la Touvre, aux environs d'Angouléme, près des terres ayant appartenu à Ravaillac, serait le Méré de Poltrot, est une supposition tout à fait hypothétique. Au contraire, bien des vraisemblances concordent qui peuvent permettre de fixer dans la daroisse de Nabinaud, près Aubeterre, la « seigneurie » de Poltrot : la tradition d'abord qui a baptisé du nom de ' château de Poltrot » les ruines d un château situées dans cette paroisse ^' ; le nom de Poltrot porté encore par un moulin sis sur la Dronne, dans la même paroisse, à une centaine de mètres du château, nom qu'il portait déjà en 1769'; le fait enfin qu'il existait sûrement, en i74i, dans les environs d' Aubeterre, un domaine dit de Méré, dont était seigneur un certain Gaillaud '. On ne peut préciser aujourd'hui l'emplacement exact de ce domaine dont le nom a disparu du cadastre lui-même. Rien n'empêche de croire toutefois qu'il était voisin de ce château et de ce moulin de Poltrot dont le nom est parvenu jusqu'à nous ; qu'après que Poltrot se fut rendu si tristement célèbre, son ancien domaine fut vraisemblablement appelé le Méré de Poltrot et, qu'à ce vocable, le Méré de Poltrot, le nom de Poltrot seul a fini par survivre. Je ne donne ces hypothèses onomastiques que pour ce qu'elles valent, n'ayant point la prétention de résoudre un